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20% plus cher : le repas de Noël n’est pas épargné par l’inflation

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Il sera bientôt temps de faire la fête, et comme à peu près tout, le prix du traditionnel dîner de Noël monte en flèche. C’est la vedette du spectacle, la dinde, qui gonfle l’addition cette année.

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Il suffit de regarder les circulaires des supermarchés pour s’en rendre compte.

« L’an dernier, il y avait beaucoup de spéciaux à 1,79 $/lb pour les dindes, mais on n’a rien vu en dessous de 2,77 $/lb depuis septembre dernier », observe Jean-François Gagné Bérubé. , le patron de Glutton, une application qui compare les promotions afin de leur attribuer une note.

Il s’agit d’une augmentation de 55 % du prix payé à l’épicerie pour une dinde Butterball surgelée d’Exceldor ou de Flamingo.

Pour ce classique des fêtes, calculez 1/2 livre à 3/4 livre par portion. Les dindes sont vendues en différentes tailles, allant de 6 à 8 livres à 20 à 24 livres.

Pour un animal de 10 à 12 livres, vous devrez donc débourser 30 $ si vous achetez au prix réduit de 2,77 $/lb.

Sinon, chez IGA, vous devrez débourser environ 48 $ pour une jeune dinde congelée de même poids, comparativement à environ 45 $ chez Metro. Chez Provigo, le prix est de 62 $ pour une jeune dinde de 15 livres.

Ces trois prix sont extraits des sites internet des sociétés citées.

« Allez acheter votre dinde le plus tôt possible », dit Sylvain Charlebois, expert en alimentation du Laboratoire des sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie.

Jean-François Gagné Bérubé, de Glouton, est d’accord.

La faute à la grippe aviaire

Car le prix de la dinde entière ne va pas baisser de sitôt, assure M. Charlebois, à cause de la grippe aviaire, qui sévit toujours au pays.

« Cette maladie des oiseaux frappe normalement en avril, mai et juin. Le virus est particulièrement virulent cette année, ce qui entraîne une deuxième vague en ce moment », explique Jean-Pierre Vaillancourt, de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Le spécialiste avance le nombre de 120 fermes touchées au Canada, dont 16 au Québec. Lorsqu’une ferme commerciale est touchée, ses animaux sont euthanasiés.

Comme une dinde vit de 11 à 18 semaines avant d’être abattue, contre 32 à 37 jours pour une poule, la grippe aviaire frappe plus durement l’industrie de la dinde.

En plus de la dinde rôtie, un repas de Noël traditionnel peut inclure une tourtière, une tourte à la viande, un ragoût de boulettes de viande ou un ragoût de pied de porc, ainsi que des accompagnements tels que de la sauce aux canneberges, des betteraves marinées, des légumes-racines ou de la purée de pommes de terre.

« Pour les pommes de terre et les canneberges, on ne s’attend pas à des augmentations », indique Sylvain Charlebois.

En revanche, pour la viande que l’on retrouve dans les pâtés à la viande et les pâtés, ou encore le beurre au centre de la table et dans la purée ainsi que le pain, les prix ont bondi en 12 mois (voir encadré).

Au total, le spécialiste parle d’une augmentation « d’au moins » 20% pour le repas de Noël.

Certaines choses

Dans ce contexte, de nombreux Québécois qui fêtent Noël en famille comme Stéphanie Poirier choisiront de partager les frais.

« Je m’occupe des apéritifs. On y va selon le budget de chacun », explique la jeune travailleuse de la santé, qui habite en banlieue de Montréal.

Elle vient de commencer à faire ses courses pour le dîner de Noël afin « d’éviter que ça ne coûte cher un tir « .

« J’ai économisé tout l’été pour Noël, j’anticipe, j’économise et j’achète en spécial » – Chery Berthelet, retraitée

Cheryl Berthelet, elle, a économisé tout l’été pour payer son repas : dinde, tourtière, pommes de terre et ragoût de boulettes.

Avec l’inflation, ce retraité qui pense retourner sur le marché du travail en raison de la hausse du coût de la vie a épargné plus que les autres années « pour pouvoir passer un bon Noël ».

Pour le repas de Noël, elle le fait toujours à l’avance. « Je commence à acheter en été. Ma dinde, je l’ai achetée en solde pour Thanksgiving. »

Des prix qui ne sont vraiment pas un cadeau

CHANGEMENT SUR 12 MOIS :

  • Le beurre | + 26%
  • Turquie | + 50%
  • Pommes en terre | constant
  • Canneberges | constant
  • Le bœuf haché | +7,5%

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