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À la recherche d’un emploi mieux rémunéré pour maintenir son niveau de vie

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Près d’un an après l’Opération main-d’œuvre de 3,9 milliards de dollars du gouvernement Legault, le Québec compte toujours plus de 248 100 postes vacants. Et la retraite des 55 ans et plus ne peut être compensée par des jeunes à la recherche d’un emploi mieux rémunéré pour faire face à l’inflation.

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« Après le grand confinement, le marché du travail s’est redressé. Peu de temps après, on est revenu à des niveaux très élevés de postes vacants », analyse l’économiste senior de Desjardins, Hélène Bégin.

« La principale raison pour laquelle nous manquons encore de main-d’œuvre est la démographie. Beaucoup de personnes âgées de 55 ans et plus quittent le marché du travail et la génération qui entre est moins nombreuse », poursuit-elle.

Selon Hélène Bégin, l’immigration, les retraités ou les personnes en marge de la société ne pourront jamais régler seuls le problème.

« Toutes les solutions feront en sorte que cela réduira la pénurie de main-d’œuvre, mais aucune ne la fera disparaître », explique-t-elle.

Au Québec, au 2e trimestre de 2022, plus de 248 100 (+2,4 %) postes étaient encore à combler, selon les données de Statistique Canada publiées hier. Au Canada, ce chiffre frôle le chiffre record d’un million (997 000).

Dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches combinées, le nombre est passé à 41 225, le nombre le plus élevé depuis que les données sont disponibles.

À la recherche d’un emploi mieux rémunéré pour maintenir son niveau de vie

«Il y avait moins d’un chômeur pour chaque poste vacant au deuxième trimestre de 2022 au Québec (0,8)», note Statistique Canada dans son bulletin.

Amplifiée par la pandémie

Cependant, avec une inflation atteignant 7,1 % le mois dernier, certains travailleurs, qui ont vu leurs salaires augmenter moins vite que l’inflation, n’ont plus peur de « magasiner pour trouver un emploi » (Voir le tableau).

« J’envisage des métiers auxquels je n’avais pas pensé auparavant, simplement pour l’argument pécuniaire », confie Esteban Valdebenito, 31 ans, superviseur de production pour une entreprise maraîchère du département du Roussillon.

« Quelqu’un comme moi pourrait envisager d’aller enseigner, ne serait-ce que parce que les conditions se sont améliorées, c’est du service public et il y a la sécurité derrière », poursuit-il.

Selon Simon Savard, économiste principal à l’Institut du Québec (IDQ), on voyait moins ce genre de réflexion lorsque le taux de chômage était élevé.

L’expert est également d’avis que ce mouvement n’est pas seulement causé par l’inflation, mais simplement par le grand nombre de postes vacants ici.

« S’il y a des postes intéressants disponibles, il peut y avoir de l’intérêt de la part de personnes qui n’ont pas actuellement de bonnes conditions et qui cherchent à les faire évoluer », observe-t-il.

« La pandémie a mis le pied sur l’accélérateur de cette tendance, conclut Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins.

En novembre 2021, le premier ministre du Québec, François Legault, lançait « Opération main-d’œuvre » et annonçait 80 mesures pour obtenir 170 000 travailleurs de plus d’ici cinq ans.

Des revenus qui augmentent moins vite que l’inflation

  • Inflation (août 2022): 7,1 %
  • Hébergement et restauration : 6%
  • Finance et assurance : 6,4 %
  • Fabrication: 5,4 %
  • Agriculture : 4,9 %
  • Transport : 4,3 %

Source : Statistique Canada et Desjardins



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