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Accusé de violences morales, Bayou se retire de la coprésidence du groupe écologiste le temps d’une enquête interne


Julien Bayou Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

Interrogé par son ex-compagnon, le patron d’EELV gardera le silence jusqu’à ce qu’une cellule dédiée au sein du parti donne son avis.

Sandra Regol est formelle. « La décision a été prise ce (mardi) matin en réunion de groupe. Julien Bayou observera une période de silence et de réserve médiatique le temps que la cellule de notre parti rende ses conclusions. Il ne met pas définitivement fin à ses fonctions tant que l’enquête n’est pas terminée…», indique le député écologiste du Bas-Rhin et ex-numéro deux d’EELV. Et pour cause, selon les informations de France Info confirmées à Figaro, Julien Bayou se serait retiré de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Le patron des Verts est dans la tourmente, d’autant que sa collègue la députée Sandrine Rousseau a publiquement relayé lundi les accusations portées contre lui pour violences morales.

Dès juillet dernier, une cellule interne composée de douze cadres du parti aurait saisi ou aurait été saisie – les versions s’opposent – des violences morales émanant de Julien Bayou contre son ex-compagnon, avec qui il était en couple depuis environ trois ans. années. Le Figaro avait à l’époque pu consulter une partie des échanges entre l’élu de Paris et son ex-conjointe, qui avait fait une tentative de suicide.

La cellule interne à EELV « cherche la vérité » et « travaille à son rythme »

La procédure étant la même pour tout le monde, Julien Bayou attendait d’être auditionné cet été.dès que possiblepar les membres de cette commission,sur ce qui ne constitue pas une violence sexiste ou sexuelle ou un comportement inapproprié envers quiconque » selon lui.  » C’est malheureusement, il s’est alors défendu, d’une histoire qui se termine dans la souffrance, et d’une rupture qui s’accompagne de menaces à peine voilées contre moi et d’une forme d’instrumentalisation que je ne peux que déplorer.”

Dans un communiqué publié mardi, EELV indique que la cellule «travaille à son rythme et dans le seul souci de rechercher la vérité». Le parti ajoute queen fonction de l’urgence et de la gravité des faits allégués, (la cellule) peut décider de mesures conservatoires». Le mouvement déclare en outre qu’un « audit du fonctionnement (de la cellule) sera effectué en février 2023, après la décision du Conseil fédéral de février 2022« . Comment s’assurer que cette structure est « autonome, transparent, volontaire et indépendant du parti et de ses dirigeants.» (sic).

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