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Achetez local, mais pas plus cher

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À qualité égale, les trois quarts des consommateurs québécois ne sont pas prêts à payer plus de 5 % de plus pour des produits québécois, même si une forte proportion juge important d’acheter local.

C’est ce que révèle un sondage ORAMA, commandé par le Conseil du commerce de détail du Québec. L’achat local en alimentation et en pharmacie est considéré comme important voire très important par 72% des répondants. Pour les autres catégories de produits, la proportion varie entre 40 % et 53 %.

Mais cette importance devient relative au moment de passer à la caisse. Une proportion de 38% des consommateurs n’est pas prête à débourser un centime de plus pour un produit de chez nous et une autre tranche de 38% ferait l’effort, à condition que le surcoût ne dépasse pas 5%.

Fabriqué ici, pas un déclencheur

« Si le style plaît, au même prix, les gens choisiront un vêtement fait au Canada. Est-ce déterminant dans l’achat ? Je ne suis pas prêt à dire ça. Mais les gens aiment dire que c’est fait au Canada », observe la présidente de Tristan, Lili Fortin, dont l’entreprise fabrique ses complets et ses vestons au Québec.

« Nous le faisons par responsabilité sociale et environnementale et par volonté de contribuer à l’économie locale. Les gens apprécient l’effort, mais je ne pense pas que ce soit ce qui déclenche l’achat », précise-t-elle.

« Je me fiche d’où ça vient »

Aux Galeries de la Capitale, un gérant de magasin raconte avoir récemment présenté un jean fait au Québec à une cliente et s’est fait dire : « Je m’en fous d’où ça vient, je ne veux pas payer ce prix-là. ! »

Sensibles à la hausse générale des prix des derniers mois, 36 % des répondants au sondage disent avoir réduit la fréquence de leurs achats de produits québécois, soit parce qu’ils ont réduit leur consommation en général (50 %), soit parce qu’ils recherchent la prix le plus bas, quelle que soit la provenance du produit (47 %).

Rolande Drouin, une enseignante à la retraite qui faisait ses emplettes pour les Fêtes, dit qu’elle achète local quand elle le peut, mais au même prix.

« Je cherche du local, mais le critère c’est le beau, le bon, le pas cher », sourit-elle.

De son côté, Ginette Jobin a Québec tatoué sur son cœur, tant dans les traditions des Fêtes que dans ses achats, et même à des prix plus élevés, elle fait de son mieux pour acheter des produits d’ici.

« J’achète le plus possible localement car c’est important pour l’avenir de nos petits-enfants », confie la grand-mère de 70 ans, qui attache une importance particulière au terroir de l’île d’Orléans.

En revanche, elle cuisine beaucoup elle-même, tricote et coud, ce qui fait des économies. Pour Noël, elle fera ses pâtés à la viande avec sa petite-fille de 14 ans.

Les valeurs de Mmoi Jobin est d’accord avec ce que Peter Simons observe chez les consommateurs.

« Oui, le souci d’acheter local est là, mais il y a une autre demande du point de vue de l’environnement et des valeurs, qui s’ajoute à cela. Il y a une sensibilité accrue à une consommation plus responsable et plus locale », a déclaré récemment dans une interview à Enregistrer le chef marchand et autrefois grand mécène de la Maison Simons.

Les principales raisons d’acheter local

Encourager l’économie locale 34%

Service après-vente 33%

Qualité 28%

Écologique 28%

L’inflation fait mal

36% des répondants ont réduit la fréquence de leurs achats de produits québécois.

Source : Sondage ORAMA commandé par le Conseil du commerce de détail du Québec

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