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Ajusté au quart de tour… ou presque


DOHA, Qatar | Grâce à une industrie du gaz naturel plus que prospère — le Qatar est le cinquième producteur mondial — Doha nage dans l’argent, et ça se voit.

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Vous pouvez le voir dès votre arrivée au superbe aéroport international de Hamad. Ici, tout est propre et beau.

Ouvert en 2014 et construit au coût de 21,4 milliards de dollars canadiens, l’aéroport brille à l’intérieur comme à l’extérieur. Les céramiques sont d’une qualité évidente, tout est propre et les boutiques clinquantes.

L’infrastructure, bien qu’un peu froide par nature, n’en demeure pas moins très impressionnante par sa qualité.

Cette impression de luxe et de perfection se poursuit dans le métro, inauguré en 2019 et dont les coûts de construction avoisinent les 48 milliards de dollars canadiens.


Ajusté au quart de tour… ou presque

Photo Dave Lévesque

Le métro de Doha est tout neuf et impeccable, même s’il n’est pas très utilisé par les habitants.

On y compte plus d’une trentaine de stations et le réseau, qui compte actuellement trois lignes, n’est pas encore complet. Une quatrième ligne sera ajoutée d’ici 2028.

Sièges « Premium »

Les stations sont sobres, mais clairement faites de matériaux haut de gamme. Le réseau, qui compte actuellement 76 kilomètres, est entièrement automatisé et climatisé.

A bord, c’est le confort. Avec des matériaux encore une fois riches, dont des planchers avec une finition imitation bois. Et sur la ligne d’or, il y a même des places « premium » qui rappellent celles de nos cinémas.

À première vue, l’événement a été méticuleusement planifié par le comité organisateur.

Dans certaines stations de métro plus achalandées, une entrée sert à faire entrer les passagers et une autre à les faire sortir, il n’y a donc jamais de congestion.

Autour de Souq Waqif, une destination populaire, il y a des gardes de sécurité partout pour diriger les gens et les préposés avec des mégaphones pour diriger la circulation. C’est une plaque tournante des transports avec de nombreuses navettes et il est pratiquement impossible de rater son bus.

culture automobile

Dans le métro, les préposés sont partout pour aider les voyageurs en les orientant vers la bonne ligne de métro et en les guidant dans la bonne direction.

Étant donné que cinq des huit stades sont accessibles en métro, il sera occupé les jours de match. Mais dimanche, c’était plutôt désert. Il faut dire qu’au Qatar, c’est la culture de l’automobile avant celle des transports en commun.

Pour les autres stades, il existe un service de navette très efficace pour transporter les supporters.

Gros bémol

Cependant, nous mettrons un gros frein à l’accessibilité du stade Al-Bayt pour le premier match de la compétition.

Déjà, c’est le stade le plus éloigné du centre-ville et on se retrouve à une heure de bus.

Et une fois le stade en vue, il a fallu près d’une heure de plus pour l’atteindre et pouvoir descendre du bus.

C’était un désordre complet sur les routes entourant le stade. Des centaines d’autobus transportant des supporters et des membres des médias se sont battus pour chaque centimètre carré d’asphalte tandis que des voitures VIP escortées par la police tentaient également de se frayer un chemin à travers cette véritable pagaille d’autoroute.

Ce n’était pas beaucoup mieux après la réunion, car nous avons dû attendre près d’une heure que les premiers bus arrivent pour nous ramener en ville.

Ambiance de fête

Doha sait faire la fête. Et il veille tard, à cause de la chaleur. Après 23h, les terrasses des restaurants sont toujours pleines. Et petit détail amusant aux yeux de Québécois, malgré un 22°C très confortable, certains locaux portent des cache-oreilles pour lutter contre le « froid ».


Ajusté au quart de tour… ou presque

Photo : AFP

L’ambiance est à la fête à Doha pour le début de la Coupe du monde.

Samedi soir, nous avons lancé les festivités au Fan Festival avec feu d’artifice et projections. Les milliers de supporters présents sur place ont animé la soirée pendant plusieurs heures.

L’endroit se trouve au cœur d’un parc urbain qui borde la Corniche, une route panoramique qui suit une baie qui sépare la vieille ville de Doha du quartier financier plus récent et plus fastueux.

Les célébrations étaient lancées et elles étaient bien palpables ailleurs en ville.

Le souk en feu

L’ambiance était à son comble au Souq Waqif, avec des supporters du monde entier. Les fans du monde arabe se sont particulièrement fait entendre.

Des dizaines de Tunisiens ont chanté et dansé pendant plus d’une heure sur la grande place à l’entrée du souk avec des studios de télévision éphémères en arrière-plan.

De plus, les Marocains étaient moins nombreux, mais tout autant en voix. Ils ont tourné leur voix pour une équipe de tournage qui n’en demandait certainement pas tant.

Ces derniers jours, on a parlé de « faux partisans » du Pakistan, notamment, pour créer une fausse impression de partisanerie au Qatar.


Ajusté au quart de tour… ou presque

Photo Dave Lévesque

Les supporters de la Tunisie se sont bien amusés avec de nombreuses chansons pendant une bonne heure au souk samedi soir.

Nous pouvons vous garantir que les fans que nous avons rencontrés au souk samedi soir étaient bien réels. Aucun Pakistanais n’aurait pu mettre toutes les chansons en arabe que chantent les Tunisiens et les Marocains.

Et surtout, les quelques Marocains avec qui nous avons brièvement échangé parlaient un peu français. Pas sûr que cela aurait été le cas s’il s’agissait de « faux supporters ».

Et pendant que nous voyagions samedi et dimanche, nous avons croisé des supporters de divers pays arborant leurs couleurs, et rien qu’en les écoutant parler, il était évident qu’ils étaient d’où ils prétendaient être.

Appel du souk

Le Souq Waqif est au cœur de la vieille ville et c’est une expérience incontournable.

On se retrouve plongé dans une ambiance de folie. Des milliers de supporters sont là et animent la soirée. Nous vous en parlerons dans un autre texte.

Dans cet ancien marché qui sort d’une autre époque, on se perd dans les petites rues étroites qui regorgent de boutiques en tout genre.

Les allées regorgent d’épices, de citrons séchés, de douceurs, mais aussi d’animaleries, de souvenirs et d’artisanat que l’on espère local.

Partout, ça sent les épices, les herbes, le parfum et les grillades, car il y a un nombre fou de restaurants de tous horizons avec des menus plus alléchants les uns que les autres.



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