Santé

alerte aux risques sanitaires

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Disponibles sans ordonnance, certains suppléments de mélatonine, qui promettent un meilleur sommeil, peuvent entraîner des effets secondaires.

Les boîtes de compléments alimentaires à base de mélatonine promettent un meilleur sommeil à leurs consommateurs. Mais mercredi dernier, l’agence de protection des consommateurs rappelait que ces comprimés sont trop rarement déconseillés à certaines personnes comme les enfants.

Les producteurs de ces suppléments pratiquent « une intégration très hétérogène des recommandations pour les populations sensiblesa résumé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), agence dépendante de l’Etat, à la suite d’une enquête sur une cinquantaine de ces produits.

La mélatonine est une molécule produite naturellement par le corps humain et qui régule notamment les rythmes du sommeil. Il est, par ailleurs, présent dans certains compléments alimentaires qui assureraient un meilleur sommeil ou aideraient à surmonter le décalage horaire. Ces affirmations sont relativement étayées par l’état actuel des connaissances scientifiques, qui admettent un effet parfois positif, mais faible, de la prise de mélatonine sur le sommeil.

Des produits pas toujours banals

Reste que la prise de ces compléments, disponibles en France sans ordonnance, n’est pas neutre, car ils peuvent être mal tolérés voire déconseillés pour certaines personnes, comme le rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Ces personnes comprennent les femmes enceintes, les enfants et les adolescents, ainsi que les patients atteints de maladies chroniques telles que l’asthme ou l’épilepsie.

Or, de nombreux compléments alimentaires ne rappellent pas cette prudence à l’acheteur, note la DGCCRF. Elle note également que la mélatonine est souvent mélangée à d’autres principes actifs, contrairement à l’avis de l’Anses. « Les résultats de cette enquête conduisent à un nouvel appel à la vigilance des consommateurs les plus sensibles.», a prévenu la DGCCRF, qui incite fortement ces patients à demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre une supplémentation à base de mélatonine.

L’agence reconnaît néanmoins que la plupart de ces produits ne présentent aucun problème de dosage : le taux de mélatonine correspond à ce qui est marqué sur l’étiquette, et n’est pas supérieur au plafond recommandé par l’Anses, soit 2 milligrammes par dose. Cependant, près de la moitié des boîtes ne précisent pas quelles doses sont précisément recommandées pour un meilleur sommeil – 1 milligramme – et contre le décalage horaire – 0,5 mg.

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