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Alice Neel, peintre sans peur ni reproche


Alice Neel peint des corps nus sans artifice, les couples les plus incongrus unis par un geste intime, croqués sur le vif : ici La famille espagnole (1943). La succession d’Alice Neel et David Zwirner. Photo Malcom Varon

CRITIQUE – Rétrospective passionnante au Centre Pompidou de ce portraitiste d’un New York marginal et intellectuel. Dans ses peintures si directes, elle met à nu le 20e siècle.

Alice Neel est directe. Comme une émotion non diluée que l’on reçoit en face, saisi par sa vérité, son besoin urgent de dépeindre son monde, son époque, ses valeurs. Alice Neel est une femme qui regarde la vie telle qu’elle est, des corps nus sans artifice, les couples les plus incongrus unis par un geste intime, esquissés sur le vif comme un paysage dont ils seraient les arbres, les ruisseaux, les animaux. Alice Neel (1900-1984) est une peintre extraordinaire du New York des intellectuels, des militants et des pauvres, qui dessine ses personnages en bleu dur et leur donne ainsi une aura, une dignité royale. Même lorsqu’elle révèle le torse monstrueux et cicatrisé et le ventre gainé d’Andy Warhol en 1970, deux ans après l’attaque de la féministe radicale Valérie Solanas – trois coups qui se sont avérés mortels – le 3 juin 1968 à la Factory.

Alice Neel, peintre sans peur ni reproche, est pour beaucoup une découverte, pour ne pas dire…

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