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Au Cap d’Agde, le Rassemblement national plastronne




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Agde (Hérault).– Le soleil tape sur le grand terre-plein de béton devant le palais des congrès de la station balnéaire du Cap d’Agde, qui accueille pour trois jours les journées parlementaires du Rassemblement national (RN). Trois jours de formation interne, mais aussi de communication politique, conclut par le discours de rentrée de sa cheffe de file, Marine Le Pen, présidente du groupe de 89 députés·es de cette nouvelle législature.

La plupart des participants·es arborent de larges sourires, encore galvanisé·es par une séquence qui a vu leur candidat arriver au second tour de l’élection présidentielle et y est alimenté plus de 13 millions de voix ; des législatives marquées par l’arrivée massive d’élu·es RN à l’Assemblée nationale – qui constitue aujourd’hui le plus important groupe d’opposition – ; et une session extraordinaire où le parti estime avoir à la fois démontré son sérieux, tout en ayant obtenu des avancées dans les textes de loi présentés par le pouvoir macroniste.

Comme la météo, l’humeur est donc au beau fixe. Le député Sébastien Chenu se fait alpaguer dans le café qui fait face au palais et se laisse prendre en selfie avec trois femmes âgées. Une jeune mère de famille qui suit son gamin à vélo s’arrête pour prendre, elle aussi, la pose. Ici, le candidat RN Aurélien Lopez-Liguori a recueilli plus de 69 % des suffrages exprimés au second tour des législatives, contre 59 % dans l’ensemble de la commune. Le « front républicain », le « cordon sanitaire », ou quel que soit le nom qu’on lui donne, a tout bonnement disparu.

mediapart

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