Skip to content
au procès Laporte, l’accusation de la défense contre « le fantasme » de la corruption


Au lendemain de lourdes réquisitions, la défense de Bernard Laporte et Mohed Altrad a répondu mercredi en écrasant le «fantaisie« Des accusations de corruption qui ont conduit ces deux piliers du rugby français devant le tribunal correctionnel de Paris. « Ici vous avez la recette parfaite pour erreur judiciaire», proclame Me Fanny Colin au nom du président de la fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, pointant du doigt le «biais cognitif« de l’accusation qui a conduit »ne retenir que ce qui confirme la thèse originale« .

« S’il y a un dossier où on sent qu’il y a eu une manipulation (…), c’est celui-là», ajoute Me Antoine Vey dont le client Mohed Altrad, PDG du géant du BTP éponyme, pèse aussi dans l’ovale : il parraine le maillot du XV de France et possède le club de Montpellier, tenant du titre du Top 14. Office (PNF), les deux dirigeants auraient scellé un « pacte de corruption» en concluant un contrat d’image en février 2017 aux termes duquel M. Laporte a perçu 180 000 euros pour des prestations jamais réalisées.

Lié par ce « péché originel», selon l’expression du PNF, M. Laporte aurait procédé à une série d’arbitrages favorables à M. Altrad : l’octroi du parrainage du maillot des Bleus en 2017-2018, une intervention pour réduire une sanction disciplinaire contre Montpellier ou l’annulation d’un report de matches auquel l’entrepreneur était notoirement opposé. Contre cesmanquements à la probité», le parquet a requis mardi un an de prison contre les deux hommes, réclamant l’interdiction, pendant deux ans, à M. Laporte d’exercer toute fonction dans le rugby et à M. Altrad de diriger une société commerciale. Des peines de prison fermes ont également été requises contre les trois autres prévenus jugés depuis le 7 septembre dans ce procès scruté à un an de la Coupe du monde en France.

Ce fichier « ne rentre pas »

Selon Me Vey, ce dossier «ne tient pasparce qu’il est basé sur un « fantasme de pacte corrompu« , nourris par « préjugés sur la moraledes deux principaux accusés. « On dit que M. Laporte, parce qu’il serait corrompu, veut vendre quelque chose à Altrad, mais on ne sait pas quoi», explique l’avocat.

Me Colin creuse le même sillon : le contrat de 2017 ne peut pas être un pacte corrompu car la rémunération a « rien d’inhabituel« pour un leader comme M. Laporte mais aussi parce qu’il est »tout le contraire d’un acte secret» : il est conclu entre deux sociétés et inscrit dans leurs comptes. « En termes de dissimulation, nous aurions pu faire mieux», ironise l’avocat. Certes, reconnaissent leurs conseillers, les deux dirigeants auraient pu percevoir le risque de conflits d’intérêts mais cela ne suffit pas à caractériser un « la corruption« .

« Désorganisation »

Selon Me Vey, il manque pour cela un élément fondamental : la preuve. « Il n’y a pas de textos, pas d’emails, pas d’appelsqui matérialiserait cette corruption. Son collègue enfonce le clou en notant que «la moitié des interventionsreprochés à M. Laporte n’étaient paspas prévuen février 2017 lors de la signature du supposé pacte de corruption, qu’il s’agisse du report de matches (mars 2017) ou des sanctions contre Montpellier (juin 2017).

Concernant les conditions sinueuses dans lesquelles le sponsoring du maillot du XV de France a été vendu, contre 6,8 millions d’euros, au groupe Altrad en octobre 2017, Me Vey plaide la maladresse. « On voit bien qu’il y a une désorganisation à la FFR mais est-ce anormal ? C’est la première fois qu’ils vendent un maillot», plaide-t-il. Cependant, le PNF n’aurait rien pris en compte, étant trop occupé.non seulement de dénaturer les éléments du dossier mais aussi de dissimuler sciemment les éléments à décharge», accuse Me Colin.

C’est aussi l’avis de la défense de Claude Atcher, suspendu de ses fonctions de Monsieur Mondial-2023 et poursuivi pour avoir perçu des fonds prétendument indus de la fédération. Au cours de l’enquête,l’ouverture au contradictoire était pure façade», estime Me Céline Lasek, s’étonnant du flou persistant autour des dégâts pour la FFR. « On a presque envie de sourire mais c’est pas drôlegrinça-t-elle. Fin des débats mercredi soir.

lefigaro -sports

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.