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« Aucun progrès » avant les pourparlers sur le nucléaire iranien, selon l’agence des Nations Unies

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L’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU a déclaré mercredi qu’il n’y avait eu « aucun progrès » dans les pourparlers avec Téhéran sur les différends concernant la surveillance du programme atomique de l’Iran, quelques jours seulement avant la reprise des pourparlers sur la relance de l’accord nucléaire iranien de 2015.

Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a déclaré lors d’une réunion trimestrielle du conseil d’administration de l’agence que les pourparlers qu’il a tenus mardi à Téhéran n’étaient « pas concluants » bien qu’ils soient « constructifs ».

Grossi avait cherché à s’attaquer aux contraintes imposées aux inspections de l’AIEA plus tôt cette année, aux questions en suspens concernant la présence de matières nucléaires non déclarées sur des sites en Iran et le traitement du personnel de l’AIEA dans le pays.

« Sur le fond (…) nous n’avons pas pu progresser », a déclaré Grossi aux journalistes, affirmant que l’absence d’accord était survenue « malgré tous mes efforts ».

Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran, a déclaré à la télévision iranienne que son équipe « a essayé jusqu’au dernier moment » mais qu’il reste encore du travail à faire.

Entre autres responsables à Téhéran, Grossi a rencontré le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

Amir-Abdollahian a donné une glose positive aux pourparlers, déclarant mercredi à l’agence officielle Irna qu’une « déclaration commune » avait été conclue qui serait publiée « dès que possible ».

‘Traîner les pieds’

La visite de Grossi a précédé la reprise prévue lundi des négociations entre Téhéran et les puissances mondiales visant à relancer l’accord de 2015 qui accordait à l’Iran un allègement des sanctions en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

Les Etats-Unis se sont dits « déçus » par le résultat de la visite de Grossi et se sont dits prêts à négocier à Vienne.

« Mais bien sûr, l’échec de l’Iran à coopérer est un mauvais signe quant à son sérieux dans une conclusion réussie de nos négociations », a déclaré un porte-parole du département d’Etat.

Les autres membres de l’accord – la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et l’Iran – participeront indirectement aux États-Unis.

L’accord s’est progressivement désintégré depuis que l’ancien président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord en 2018.

L’année suivante, l’Iran a riposté en commençant à s’éloigner de ses engagements dans le cadre de l’accord, également connu sous le nom de JCPOA.

Le négociateur américain pour les pourparlers du JCPOA, Rob Malley, a averti que Washington ne « resterait les bras croisés » si l’Iran retardait la progression des pourparlers.

« Si (l’Iran) continue de faire ce qu’il semble faire maintenant, c’est-à-dire traîner les pieds à la table diplomatique nucléaire et accélérer son rythme en ce qui concerne son programme nucléaire … nous devrons réagir en conséquence », Malley a déclaré au diffuseur américain NPR.

Lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, l’UE a publié une déclaration conjointe disant qu’elle était « profondément préoccupée par le résultat peu concluant des discussions » avec Grossi.

Le représentant de la Russie a quant à lui déclaré qu’il soutenait « l’intention de Grossi de continuer à travailler avec la partie iranienne et a appelé Téhéran à faire de même ».

« Excessivement invasif »

L’une des étapes de l’accord est intervenue plus tôt cette année lorsque l’Iran a commencé à restreindre certaines activités d’inspection de l’AIEA.

L’Iran et l’agence ont actuellement un accord temporaire qui donne à l’AIEA l’accès aux équipements de surveillance des installations nucléaires iraniennes.

Cependant, l’Agence a averti que l’accord n’est pas une solution durable et Grossi a déclaré qu’il était « proche du (…) point où je ne serais pas en mesure de garantir la continuité des connaissances » du programme nucléaire iranien s’il se poursuivait.

Grossi a également déclaré qu’il avait fait part de ses inquiétudes à Téhéran au sujet des contrôles de sécurité des inspecteurs de l’AIEA, que l’agence a décrits comme « excessivement invasifs ».

Il a noté que l’AIEA et l’Iran avaient un accord juridique « qui vise à protéger les inspecteurs de l’intimidation, de la saisie de leurs biens ».

« Nos collègues iraniens ont mis en place un certain nombre de mesures qui sont tout simplement incompatibles » avec cela, a-t-il déclaré.

(AFP)

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