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Biscornu, le traiteur qui donne un avenir aux handicapés

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Olivier Tran, le fondateur de Biscornu, avec son fils Alexandre. Jean-Marc Péchart

FIGARO DEMAIN – Le Parisien vient de remporter le contrat d’accueil de Matignon et des établissements affiliés.

Son nom, Biscornu, reflète l’histoire de l’entreprise, semée d’embûches et de réussites. À l’origine? Un père, Olivier Tran, qui veut en 2019 donner un avenir à son fils de 13 ans, autiste sévère sans place en institution spécialisée. « Je ne pouvais pas accepter qu’il soit en état de mort sociale et qu’il passe son temps à regarder des vidéos de suicide »explique cet ex-dirigeant d’Alcan qui a « tout est tombé du jour au lendemain » donner un avenir à son fils.

Il étudie alors différents modèles pour passer son « cri de douleur » au plus grand nombre. « C’est une histoire politique qui s’est transformée en aventure entrepreneuriale »explique ce Francilien qui s’est alors tourné vers l’alimentation, « secteur qui parle à tout le monde ». Précisément sur un excellent traiteur où tous les plats seront confectionnés et servis par des jeunes handicapés, dont son fils Alexandre.

Le succès de Biscornu tient à l’originalité de son modèle basé sur une méthode d’apprentissage, baptisée « aiguisée », pour « permettre aux personnes non scolarisées d’apprendre ». Olivier Tran a également demandé à de nombreuses entreprises d’Ile-de-France (Mazars, Scor, MSD, Chateauform, etc.) ayant des restaurants avec cuisine d’ouvrir leurs portes l’après-midi afin de pouvoir former ses apprentis. Idem pour les grands noms de la restauration collective (Sodexo, Elior…) qui accompagnent au quotidien les jeunes handicapés.

Commerces de la région

Olivier Tran a enfin demandé aux chefs de concocter « des recettes originales qui ne dégradent pas l’environnement » (100% bio, local, etc.) et a démarché les plus grandes entreprises pour leur présenter son offre de restauration qui s’inscrit dans leur politique RSE. Avec succès, Biscornu travaille aujourd’hui pour plus de 70 groupes comme Orange, Natixis, Chanel, Bpifrance, la Fédération Française de Rugby, FDJ… et réalise pas moins de 120 000 euros de chiffre d’affaires par mois.

Mieux, avec ses 28 salariés en CDI et sa quarantaine de serveurs monopolisables au gré des commandes, tous handicapés, l’entreprise vient de remporter le contrat d’accueil de la centaine d’établissements rattachés à Matignon (Cnil, Conseil d’État, Cese…) qui lui garantiront 450 000 euros de chiffre d’affaires en plus par an, soit l’équivalent de quatre mois d’activité.

« Nous avons passé un cap »se félicite Olivier Tran, qui a commencé par vendre aux particuliers, après le premier confinement en 2020, ses bocaux consignés sur les marchés des Hauts-de-Seine et s’apprête déjà à lever 1,5 million d’euros dans les mois à venir. .

Son objectif? Financer le déploiement d’un laboratoire de 1200 m² (en construction) à Colombes pour sa recherche et sa production de plats et cocktails. « Il faut inventer un produit phare, comme le Big Mac de McDo », rapporte l’entrepreneur, qui squatte tous les après-midi dans les cuisines municipales des écoles de Colombes et Clichy. Il souhaite alors se tourner vers la vente directe, notamment en ouvrant des boutiques Biscornu dans la région ou en commercialisant ses plats dans des enseignes telles que Biocoop, Monoprix, etc.

Le Figaro

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