Skip to content
Blanquer annonce le recrutement de milliers de remplaçants contractuels

 | Meilleurs articles

Titres d’aujourd’hui abc Nouvelles

RAPPORTS – La mobilisation s’est également traduite par la promesse de la fourniture de cinq millions de masques FFP2.

Ce fut une journée sombre dans les écoles françaises qui s’est terminée par un rendez-vous au ministère de l’Éducation nationale. Ce 13 janvier, au terme de la mobilisation des enseignants pour protester contre le protocole sanitaire, le Premier ministre Jean Castex a lui-même reçu les syndicats enseignants, accompagné du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, et d’Olivier Véran, le ministre de la Santé, par visioconférence après avoir été testé positif au Covid. Après trois heures et demie de discussions, Jean-Michel Blanquer a annoncé que cinq millions de masques FFP2 seront mis à disposition des enseignants de maternelle sur demande, et la distribution de masques chirurgicaux dès le début de la semaine prochaine.

« Plusieurs milliers » des remplaçants contractuels seront recrutés « Pour faire face à la crise » – le nombre de 3300 a été mentionné –, il ajouta. Les évaluations du CP, prévues en janvier, sont reportées. Pour les épreuves du baccalauréat de spécialité, qui doivent normalement avoir lieu en mars, le ministre étudiera leur report en juin.

VOIR ÉGALEMENT – Jean-Michel Blanquer annonce 5 millions de masques FFP2 et remplacements pour l’école primaire

« Nous avons fait des progrès concrets. Maintenant les actes doivent suivre», a déclaré Guislaine David, secrétaire générale de Snuipp-FSU, le premier syndicat de la primaire, à l’issue de la réunion. « Notre impression générale est que nous avons réitéré nos revendications habituelles mais que pour la première fois nous avons été quelque peu entendus avec les premières réponses.», a assuré Frédéric Marchand, de l’UNSA éducation.

Avant ce meeting rue de Grenelle, la manifestation parisienne avait commencé vers 14h, près du jardin du Luxembourg, avec plein de slogans comme « Blanquer, tu es le virus ! », « Pas de vaccins contre le manque de moyens »« Protocole léger, école sacrifiée ». Enseignants, directeurs, proviseurs, infirmiers, surveillants mais aussi inspecteurs de l’Éducation nationale et tous les syndicats… Dans la capitale comme partout en France, tous les acteurs de l’école étaient dans la rue pour protester contre la gestion de la crise sanitaire par Jean -Michel Blanquer et le « Des protocoles peu pratiques qui changent au jour le jour », dit le syndicat des enseignants Unsa. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 38,5% des enseignants étaient en grève dans les écoles maternelles et élémentaires. Le SNUipp-FSU revendique 75 % des grévistes. Dans les collèges et lycées, 23,7% des enseignants sont mobilisés selon le ministère, tandis que le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, avance le chiffre de 62% de grévistes.

« Pour nous, la coupe et pleine, chuchotent Pauline et Isabelle, enseignantes dans un lycée de l’Essonne. Gérer la crise sanitaire est l’arbre qui cache la forêt. Il met à nu tous nos problèmes à l’école.  » Géraldine, psychologue de l’éducation nationale à l’académie de Créteil, s’indigne : « Nous sommes en première ligne et ne recevons aucune considération. Nous sommes le dernier maillon de la chaîne, mais nous recevons le matériel après tout le monde. «  Exaspérée, elle conclut : « Le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de notre utilité.

VOIR ÉGALEMENT – Masques FFP2, remplacements… Les syndicats d’enseignants partiellement rassurés attendent « de juger sur papier »

Erreur de communication

Parmi les manifestants, un épisode a particulièrement fait grincer des dents : l’annonce d’un nouveau protocole sanitaire dans les écoles par Jean-Michel Blanquer, à la veille de la rentrée du 3 janvier, dans un article payant du Parisien en même temps que sur le site de l’Éducation nationale. Une erreur de communication que les personnels de l’Éducation nationale interprètent comme un signe de mépris. « C’est insupportable que le ministre parle aux médias avant de nous parler, regrette Sandrine, enseignante à Saint-Germain-en-Laye. Parfois, ce sont les parents des élèves qui nous enseignent les nouvelles mesures. « 

« Les élèves ont été fragilisés ces deux dernières années avec une scolarité pointillée, largement impactée par le confinement et les demi-jauges », explique Claire Guéville, secrétaire nationale chargée du lycée au Snes-FSU. Conséquence, selon elle : les professeurs ont récupéré des lycéens qui avaient pris du retard. Programmes non terminés, impossibilité d’organiser un bac blanc… Selon les syndicats, les élèves de terminale ne seront pas prêts. Colin Champion, président du syndicat lycéen La Voix lycéenne, explique : « Nous exigeons un report des manifestations nationales en juin et une réduction des programmes. » Avant de continuer : « Couvre-feux, confinements, cours à distance, l’absence d’enseignants qui tombent malades… Nous faisons partie d’une génération qui souffre de la crise sanitaire depuis notre deuxième. » Le syndicat revendique une centaine de lycées bloqués.

VOIR ÉGALEMENT – « Les profs portent l’école à bout de bras » : à Paris, plus de 8.000 personnes manifestent contre le protocole sanitaire


Nouvelles locales Google Actualités

lefigaro -fp

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.