Skip to content
Bordel informatique : L’opacité du projet d’identité numérique est dénoncée


Le manque de transparence du ministère d’Éric Caire bloque son projet d’identité numérique pour les citoyens. Il n’est pas en mesure de garantir à la Commission d’accès à l’information qu’il respectera la protection des données personnelles.

• Lisez aussi : Reconnaissance faciale : une application gouvernementale pour authentifier les citoyens

• Lisez aussi : Bordel informatique : déjà une tempête au ministère du Caire

Le projet phare du ministre Éric Caire est en difficulté. Son ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) serait en guerre avec la Commission d’accès à l’information (CAI) pour l’application du projet d’identité numérique.

La CAI a refusé d’approuver la bonification de ClicSÉQUR. Il s’agit du premier jalon du projet et Éric Caire avait promis qu’il serait mis en service à partir de juin dernier.

Ce premier bloc devrait faciliter la prestation des services gouvernementaux aux citoyens et aux entreprises. Il a été le premier à être affecté au Ministère de la Famille.

Cependant, la CAI, qui doit s’assurer que ce Service québécois de l’identité numérique (SQIN) respecte la loi et protège la vie privée des citoyens, est insatisfaite du cadre de gouvernance qui lui est soumis.

Manque de transparence

« La Commission souligne l’importance pour l’organisme responsable du projet d’être transparent vis-à-vis du public et d’évaluer, dès les premières étapes de la conception du projet, sa conformité avec la législation et les risques et impacts sur la vie privée impliqués dans les différents briques de ce projet », explique Emmanuelle Giraud, conseillère en communication au CAI.

La commission souhaite que ce cadre soit amélioré avant de donner son approbation, ce qui n’est pas encore fait.

Pourtant, dès décembre 2021, elle avait informé le ministère de tous les éléments qui devaient y figurer (voir ci-dessous).

Lorsqu’il a été nommé ministre en janvier 2022, le ministre du Caire avait promis que le premier volet serait livré en juin dernier.

M. Caire avait même avancé qu’il pouvait s’agir d’un « gâchis informatique » s’il ne tenait pas parole. Cependant, rien n’était accessible en juin.

Au cours de l’été, afin d’expliquer le retard, le ministre du Caire avait dit vouloir soumettre le projet au programme de bug bounty. Il s’agit d’un espace virtuel permettant aux pirates informatiques de tester les programmes gouvernementaux et d’y trouver des failles.

« Je ne me gêne pas pour dire que nous livrons et que nous livrons, pas mal, dans les délais », a-t-il déclaré à notre Bureau parlementaire, ajoutant : « c’est pour le mois d’août, avant que le pays [électorale] « .

Conformité

Cependant, le service n’est toujours pas accessible.

« Il a été convenu entre le président de la Commission et le sous-ministre du ministère d’une collaboration étroite entre les deux organismes afin de répondre aux exigences de la Commission », assure Patrick Morency des affaires publiques au CMN, notant que le gouvernement a reçu par décret le rôle d’approuver ce projet.

Une première livraison du SQIN est désormais prévue à l’automne 2022, plaide le ministère. Pour l’instant, Québec a dépensé 18,7 millions de dollars pour ce projet.

Ce que la Commission veut approuver :

  • Évaluation des facteurs relatifs à la vie privée du ministère
  • Les règles établies par le ministère qui régissent sa gouvernance en matière de renseignements personnels

*Ces règles doivent prévoir l’encadrement applicable à la conservation et à la destruction des renseignements personnels, les rôles et responsabilités du personnel de l’organisme public à l’égard de ces renseignements tout au long de leur cycle de vie ainsi qu’un processus de traitement des plaintes relatives à leur protection.

MISE EN GARDE

«  Les nombreux incidents de confidentialité, fraudes et vols d’identité démontrent l’importance de créer un système d’identification numérique fiable qui protège les renseignements personnels des citoyens. Le gouvernement doit faire preuve de transparence à toutes les étapes de la mise en œuvre du projet d’identité numérique en sollicitant la participation des citoyens, par de larges consultations, comme l’ont fait certaines provinces. »


Bordel informatique : L’opacité du projet d’identité numérique est dénoncée

Photo de courtoisie

Me Diane Poitras, présidente de la Commission d’accès à l’information.

– Me Diane Poitras, présidente de la Commission d’accès à l’information du Québec
À à la suite d’une résolution conjointe publiée le 24 octobre avec les commissaires à la protection de la vie privée et les ombudsmans

Conseil des ministres : Perte de pouvoir

Avant la création du nouveau Conseil des ministres, des sources avaient affirmé que le ministre Éric Caire était incapable « de livrer la marchandise », donnant l’exemple du premier jalon de l’identité numérique, à savoir la modernisation de clicSÉQUR bloquée pour des raisons juridiques. par la Commission d’accès à l’information.

Lorsque le nouveau Conseil des ministres a été nommé, M. Caire a conservé son poste de chef du ministère de la Cybersécurité, mais a perdu la responsabilité de l’accès à l’information et de la protection des données personnelles. Jean-François Roberge lui succède.

Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Écrivez-nous au ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.



journaldemontreal-local

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.