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Borne passe son oral devant les maires avec « humilité »


La Première ministre Elisabeth Borne au congrès des maires jeudi à Paris. ALAIN JOCARD/AFP

Le Premier ministre a tenté de rassurer les conseillers municipaux, réunis pour leur 104e congrès annuel.

Contrairement à ses six derniers prédécesseurs, Elisabeth Borne n’a jamais été maire. Par conséquent, son discours de clôture à la 104e Le congrès des maires pourrait être assimilé à un grand oral. D’autant que ce public, qui compte très peu de macronistes dans ses rangs, est réputé exigeant.

Cette année, le chef de l’Etat a préféré une déambulation au coeur du salon plutôt qu’une présentation devant des édiles inquiets des conséquences de l’inflation sur le budget de leurs communes. Charge à son Premier ministre de les rassurer. Elle n’a ménagé aucun effort pour y parvenir. « Je me tiens devant vous avec humilité »a-t-elle lancé jeudi, dans un discours beaucoup moins formel que d’habitude. « Je veux être sûr que nous comprenons les problèmes dans toutes leurs dimensions. D’où ces appels et échanges parfois impromptus, parfois jusqu’à des heures tardives.elle a présenté ses excuses aux responsables d’associations d’élus.

Ce dernier a obtenu la remise en cause des mécanismes qui limitent les dépenses des collectivités depuis 2018. « Je sais à quel point le dispositif qui vous obligeait à modérer vos dépenses a pu paraître inutile voire vexatoire »concède Elisabeth Borne en évoquant les « contrats de Cahors » initiés en 2018.

Une déclaration accueillie par des applaudissements. Un nouveau dispositif devait voir le jour, provoquant la fureur des élus. « Notre intention n’est pas de maintenir un mécanisme de sanction »a affirmé le chef du gouvernement qui promet de « trouve un moyen » avec les parlementaires et son auditoire du jour pour trouver un nouveau terrain d’entente. Et de se tourner vers le patron de l’Association des maires de France (AMF), également membre des Républicains : « Chere David LisnardJe sais à quel point vous êtes attaché à ce que nous ayons une trajectoire crédible des finances publiques.

« Je préfère l’action aux slogans »

Pour tenter d’éteindre les récriminations, Élisabeth Borne avertit : « On ne se refait pas. Au fond, je suis probablement resté ingénieur. Je préfère l’action aux slogans, les faits aux polémiques. » Face à la flambée des prix de l’énergie, mettant les élus au créneau, elle a annoncé une simplification des dispositifs d’aides gouvernementales. « Le dialogue avec un maire est aussi une leçon d’humilité, car on voit qu’il y a parfois un pas important entre nos intentions politiques et leur application concrète », dit-elle, alors que ces élus se méfient souvent du regard de l’exécutif sur eux. Le Premier ministre a insisté : « 95% des communes verront leur dotation globale de fonctionnement (DGF) se stabiliser ou augmenter », notamment grâce aux 320 millions d’euros débloqués par l’Etat. Bien que les maires affirment que leur DGF s’aligne strictement sur l’inflation.

Transition écologique, artificialisation des sols, sécurisation des élus, révision des dernières lois relatives à la décentralisation, réaffirmation du couple maire-préfet, nouvelle impulsion donnée au plan Action cœur de ville… Élisabeth Borne a énuméré les nombreux enjeux sur lequel le dialogue se poursuivra avec les édiles. « Etre maire, c’est être aux manettes, tous les jours de l’année, à toute heure du jour et de la nuit (…) C’est avancer dans un avenir, parfois incertain, en faisant des choix parfois difficiles », a-t-elle noté. En glissant, l’air de rien : « En gros, nos fiches de poste se ressemblent ! »

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