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ce qu’il faut savoir sur la conférence à Paris pour aider kyiv à surmonter l’hiver

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Un homme marche dans la neige près des défenses de chars à Kiev le lundi 12 décembre. SERGEI SUPINSKY/AFP

Une quarantaine de pays participent à la réunion organisée mardi pour financer la résilience et la reconstruction de l’Ukraine, touchée par des grèves sur ses infrastructures.

Après celles de Lugano, Varsovie et Berlin ces derniers mois, Paris reçoit à son tour, ce mardi, une conférence de soutien à l’Ukraine autour de son Premier ministre, Denys Chmyhal. Cependant, depuis l’automne et les réunions précédentes, la situation en Ukraine a changé.

« Nous avons une Russie qui essaie de compenser les difficultés qu’elle connaît sur le front par une série de bombardements intensifs qui ne visent pas des infrastructures militaires, mais, très clairement, infrastructures civiles d’Ukraine», souligne-t-on à l’Élysée. La dégradation des réseaux, notamment énergétiques, a créé d’immenses difficultés pour des millions d’Ukrainiens privés de chauffage, d’eau et de services de santé.

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Aide d’urgence internationale

La rencontre de Paris doit se dérouler en deux temps. Le premier portera sur l’aide internationale d’urgence, pour tenter de permettre au pays de maintenir en état de fonctionnement les infrastructures essentielles et d’aider les Ukrainiens à passer l’hiver. « C’est vraiment sur ce point que nous allons nous concentrer. Le constat du Président de la République et du Président Zelenski était qu’il fallait être capable de mobiliser l’ensemble de la communauté internationale sur l’urgence de la résilience civile en Ukraine», dit-on à l’Elysée lorsque, dimanche, ce sujet a fait l’objet d’un appel téléphonique entre les deux chefs d’Etat. L’hiver est déjà installé, le temps presse.

Le Conseil norvégien pour les réfugiés, une ONG spécialisée, dit s’attendre à ce que des centaines de milliers d’Ukrainiens affluent vers l’Europe dans les mois à venir. Selon l’Élysée, un soutien financier et en nature « devrait arriver en Ukraine avant la mi-mars ».

Un bus circule malgré une coupure d’électricité après une grève sur des infrastructures civiles, à Lviv, dimanche 11 décembre. STRINGER/REUTERS

Obstruction hongroise

La France assure que cette première partie de la conférence se tiendra à « très haut niveau», avec 47 pays représentés ainsi que 22 organisations ou institutions financières internationales. Mais peu de chefs d’Etat feront le déplacement, se contentant d’interventions à distance comme le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sera présente. L’aide de l’Union européenne est certes massive depuis le début de la guerre, mais elle est actuellement compliquée, notamment par les liens avec la Russie d’un de ses membres, la Hongrie. Budapest fait notamment obstacle au plan d’aide à Kiev de 18 milliards d’euros pour 2023.

Reconstruction à long terme

La deuxième partie de la conférence, consacrée à la reconstruction à long terme, prendra une tournure plus bilatérale puisque quelque 500 entreprises françaises, des mastodontes du CAC 40 aux start-up du numérique, sont invitées.

Aucune cessation des combats n’est en vue, bien sûr, mais « Ce sont les Ukrainiens qui ont demandé à parler de reconstruction», dit-on à Paris. « Il y a évidemment quelque chose de très politique dans la dimension de la reconstruction.on s’explique à l’Elysée. Nous n’allons pas reconstruire l’Ukraine comme l’Ukraine avant la guerre. C’est la logique du « Build Back Better » (reconstruire en mieux, NDLR) ce qui nous a été expressément demandé par nos partenaires ukrainiens. Derrière ces discussions, il y a aussi « pour préparer ce processus l’adhésion à l’Union européenne»un processus dans lequel l’Ukraine est entrée depuis juin.

Une maison détruite par un bombardement à Bakhmout, vendredi 9 décembre. STRINGER/REUTERS

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