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cette déclaration va changer pour éviter le gaspillage alimentaire


Au-delà de la date de durabilité minimale, un produit reste consommable tant que son emballage n’a pas été endommagé. stock.adobe.com

Chaque année, dix millions de tonnes de denrées alimentaires consommables sont jetées en France. Pour lutter contre ce phénomène, de nouvelles mentions apparaîtront sur les aliments.

Date limite de consommation, date de péremption… Les consommateurs sont parfois perdus face aux différentes indications portées sur leurs produits. Pour simplifier l’information, le gouvernement a donc choisi de mieux expliquer la date de durabilité minimale (DDM), qui renseigne « la période pendant laquelle le produit conserve toutes ses qualités gustatives et olfactives« .

Afin d’éviter le gaspillage alimentaire et laforte baisse des ventes de produits proches de leur MDD», un décret vient d’être ajouté ce vendredi au Journal officiel. Cela laisse la possibilité aux fabricants d’ajouter une mention « informer les consommateurs que le produit reste consommablesur leurs produits. Par exemple, les mots « Pour une dégustation optimale» peut être inséré avant l’indication du DDM, indiquée par «À consommer de préférence avant« . La mention de la référence « ce produit peut être consommé après cette date», ou toute mention équivalente, est également autorisée. Pour Olivia Grégoire,c’est le rôle de l’Etat de rendre lisible pour le consommateur l’information sur ce qui peut être consommé et ce qui ne doit pas l’être« .

Cette mesure devrait renforcer l’arsenal contre le gaspillage alimentaire. Le DDM est souvent confondu avec la date de péremption (DLC), qui concerne «denrées microbiologiquement très périssables» et constitue «une limite obligatoire après laquelle l’aliment ne doit plus être consommé« . Sur l’étiquetage, le DLC est mentionné via la mention « À consommer de préférence avant…», suivi de la date limite.

Or, de nombreux consommateurs traitent ces deux dattes de la même manière et jettent la nourriture une fois le MDD atteint, alors qu’elle reste comestible »,aucun risque pour la santé», mentionne la DGCCRF. Sous réserve que l’emballage n’ait pas été endommagé et que ses qualités spécifiques – aspect visuel et olfactif – n’aient pas été altérées. Chaque année, près de 10 millions de tonnes d’aliments consommables sont jetés en France, selon l’Ademe. « Un non-sens absolupour Olivia Grégoire, la ministre en charge du Commerce, qui appelle les industriels à «saisir cette nouvelle opportunité pour mieux informer sur la possibilité de consommer les produits concernés après la date affichée et ainsi limiter le gaspillage alimentaire« .


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