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Champs-Élysées, Binationales, Deschamps… Walid Regragui fait le show avant France-Maroc

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L’entraîneur marocain a prononcé un discours de leadership mardi, à la veille d’affronter l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde.

Son état d’esprit avant France-Maroc : «Plus on avance dans la compétition, plus les matchs sont difficiles, on va jouer l’équipe championne du monde, avec des joueurs de qualité, le meilleur entraîneur du monde. On va essayer de faire ce qu’on sait faire, avec beaucoup d’ambition, pour créer la surprise et pourquoi pas se qualifier pour la finale de la Coupe du monde.»

L’état des troupes : «On a beaucoup de blessés mais on se remet bien, avec un staff médical de très haut niveau. Il y a des choses positives chaque jour. Nous attendrons la dernière minute pour prendre les décisions. Personne n’est sorti, personne n’est entré. Nous mettrons la meilleure équipe possible et 100% de joueurs pour commencer le match.»

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Ses ambitions avant de défier les Bleus : «Nous voulons changer la mentalité de notre continent, nous sommes venus ici avec beaucoup d’ambition. Si on se contente d’atteindre les demi-finales, je ne suis pas de cet avis. On n’est pas là par hasard, on est dans les 4 meilleures équipes du monde, on aura notre mot à dire. On respectera notre adversaire, on a confiance, on a eu le parcours le plus difficile (groupe avec la Croatie et la Belgique, l’Espagne en 8e, le Portugal en ¼), à chaque fois on nous prédit une élimination et on est toujours là, avec nos valeurs. Nous nous battrons pour aller encore plus loin.»

Kylian Mbappé et Achraf Hakimi : «S’il y a un joueur qui le connaît mieux que moi, c’est Achraf. Malheureusement, il n’y a pas que lui… Antoine Griezmann, Ousmane Dembélé… Si on ne se concentre que sur lui, ce sera une erreur. Achraf est un top player, ce sont deux champions, ils ne se feront pas de cadeaux. Il faut aussi réfléchir aux problèmes qu’on peut leur poser. Achraf il va être à 200% il est sur-motivé pour battre son pote.»

La clé de la demi-finale contre les champions en titre : «La clé pour nous est l’esprit d’équipe. Tout le monde travaille sur le terrain, veut donner le meilleur. On a joué collectivement à chaque fois (dans les tours précédents) et c’est tout dans le football. On joue avec le cœur et cet état d’esprit.»

Faim : «J’ose espérer qu’on a faim… Si vous n’avez pas faim en demi-finale de CM… Ce n’est pas donné à tout le monde de jouer. La meilleure équipe est sortie, le Brésil. Nous sommes une équipe ambitieuse, nous avons faim. Cela suffira-t-il ? C’est possible, avec l’état d’esprit Nous sommes confiants. Nous voulons réécrire l’histoire. Nous voulons mettre l’Afrique au sommet du monde. Ce seront des valeurs importantes. Il va falloir être fort pour nous sortir de la compétition même si les pronostics sont contre nous. Mais nous avons confiance. Nous sommes peut-être fous, mais c’est normal d’être fous. Nous avons confiance et nous ne sommes pas fatigués. Si ça peut les embêter jusqu’à demain… Apparemment, on peut se consoler en espérant qu’on est fatigué. On ne peut pas être fatigué lors d’une demi-finale de Coupe du monde. Tellement affamé et pas fatigué.»

Ce sera une fête pour tous les bi-nationaux.

Walid Regragui

Affronter la France : «Je suis né en France, j’ai la double nationalité, c’est un honneur et un plaisir d’affronter la France. C’est juste du foot. Je suis l’entraîneur de mon équipe nationale. Nous allons affronter la meilleure équipe du monde. Ce qui m’importe ce n’est pas d’affronter la France, l’Angleterre ou le Brésil mais de me qualifier. Ce sera spécial surtout pour mes proches, ma famille, mes amis, mais en tant qu’entraîneur ça ne me dérange pas, ça aurait été pareil si ça avait été l’Angleterre. Je suis ici en tant qu’entraîneur et je veux gagner. C’est toujours bien de pouvoir se mesurer à la meilleure équipe du monde. Je dis aux joueurs de ne pas faire attention à qui ils jouent… J’ai dit la même chose avant d’affronter la Belgique, nous avons aussi des ressortissants belgo-marocains. Ce sera une fête pour tous les binationaux franco-marocains. On va faire la fête sur les Champs tous ensemble. Nous vivons ensemble, nous sommes heureux d’être ensemble.»

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Rejoindre un groupe : «Ce sont surtout les joueurs. J’essaie de constituer rapidement un groupe et j’ai réfléchi à la manière d’aborder le tournoi. Nous étions à court terme. On a mis plein de petits détails en place pour essayer de créer un état d’esprit pour se dépasser, comme avoir les familles avec nous. Tactiquement on était au plus simple, au plus rapide, une équipe bien organisée, qui fait des sacrifices. Les joueurs ont rejoint, ce sont de bons gamins qui aiment leur pays et qui m’ont suivi.»

L’importance des statistiques dans le football moderne : «Nous jouerons comme nous savons le faire. Je vais le répéter, comme on est en demi-finale ça aura peut-être plus d’échos… Cette histoire de possession de balle est extraordinaire car elle fait rêver, avec 70% de possession avec 2 tirs au but, autant dire qu’il faut gagner. Les XG (objectifs attendus) me font aussi sourire… Quand j’entends des gens dire : « On aurait pu gagner parce qu’on avait 4 XG »… Sérieusement. En face, il y a un entraîneur (Deschamps) qui a compris tout ça depuis longtemps et qui gagne aussi. On vient faire un geste, mais possession, je vais demander au président de la Fifa (Infantino) s’il ne peut pas nous donner un point de plus si on a possession (ironie). Quand vous avez De Bruyne, Silva, la possession est bonne. Je veux gagner. Pour certains journalistes, cela les dérange de voir des équipes africaines jouer comme des européennes. C’est fini de voir une sélection africaine dévoiler un beau visage et perdre. Nous voulons gagner pour l’Afrique, les pays en développement dans le football, il n’y a pas qu’une seule façon de jouer. Je prends l’exemple de la France, en 2018, ils m’ont fait rêver, ils ont explosé tout le monde. Contre l’Angleterre (en quart de finale), pareil. XG, possession, data c’est beau mais ça ne sert à rien. On avait 0,001% de chance de gagner la Coupe du Monde avant le début de la compétition, maintenant on est à 2%. Peut-être que demain j’aurai l’air d’un imbécile, mais c’est mon opinion.”

Entraîneur : «Eduardo Dominguez et Juan aussi. J’aime la préparation physique à l’espagnole, beaucoup basée sur le ballon. Ma priorité était d’avoir un effectif majoritairement marocain mais je voulais une touche spécifique avec les Espagnols pour la préparation physique. Il a entraîné dans le monde arabe et connaissait la mentalité.»

Son regard sur les supporters marocains : «Nous avons les meilleurs supporters du monde, avec ceux de l’Argentine. Je suis heureux et fier que le monde découvre ce que sont les supporters marocains. Mercredi, nous aurons au moins 20 000 personnes au stade pour nous soutenir. Je sais qu’on jouera demain à domicile contre l’équipe de France. C’est un élément très important pour nous.»

Pour changer les mentalités : «On est concentré sur la mi-temps. Le message est que je vois que nous voulons être satisfaits et que nous aurons réussi quoi qu’il arrive. Je veux changer cela. Nous voulons aller en finale et gagner la Coupe du monde. On n’est pas là pour avoir juste mis l’Afrique en demi-finale. Le staff et l’équipe, nous sommes prêts à tout pour créer la surprise. Nous avons une énergie qui sera extra pour rééquilibrer les débats. C’est comme un match de coupe, quand tu as l’envie, l’enthousiasme, le public, tu es capable. Je suis marocain, concentré.»

Nous ne sommes pas là pour rire.

Walid Regragui

Son avis sur la formation marocaine : «Nous avons de la chance que Sa Majesté consacre beaucoup de ressources à l’avancement du football au Maroc. Créer l’académie, les stades, le terrain d’entraînement. C’est bien parce qu’on a toujours bénéficié des doubles nationalités au Maroc, mais on a vite compris qu’il fallait aussi créer des formations chez nous, avoir des forces vives qui font partie du pays, avec des produits locaux si l’on peut dire (sourire). L’Afrique et le Maroc ont compris qu’ils devaient se prendre en main. Cela montre au monde que nous travaillons et avançons au Maroc.»

Ses origines à Corbeil-Essonnes et son message auprès des jeunes : «J’ai grandi à Corbeil (91), dans les quartiers populaires, mais je ne veux pas en faire une histoire, le jeune de la banlieue qui est parti d’en bas, etc. etc. C’est quelque chose que je n’aime pas . Je veux parler de compétence, que vous veniez de cette banlieue ou de Saint-Germain-en-Laye. Ce n’est pas un critère pour se plaindre. Si ça aide, oui, d’où on vient, on a deux fois plus faim, mais ce n’est pas une excuse pour faire des histoires. J’ai passé mes diplômes, je travaille au quotidien et j’essaie de donner le bon exemple. Si on arrive à faire rêver quelques enfants, tant mieux, c’est aussi le but. Aujourd’hui, nous ne sommes pas là pour rire. Demain (mercredi) nous courrons. Nous voulons entrer dans l’histoire. Je ne veux pas qu’on attende 40 ans plus tard pour voir l’Afrique en demi-finale de la Coupe du monde. Il faut marquer le territoire, ça se jouera demain. Nous essaierons de le faire.»

Une bonne publicité pour les joueurs après la Coupe du monde : «Quand tu joues une Coupe du monde, tout le monde te voit. Beaucoup méritent de meilleurs clubs, c’est une excellente plateforme pour eux de montrer leur qualité. Mais nous sommes ici pour écrire l’histoire. Tout le monde est focalisé sur le Maroc.»

Déclarations prises lors d’une conférence de presse

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