Skip to content
Comment trouver un médecin traitant


Déclarer un médecin traitant est la garantie d’un meilleur suivi médical. En fonction de votre situation, voici comment la choisir et aviser l’Assurance Maladie.

Pour être remboursé au mieux par la Sécurité sociale, tout patient de plus de 16 ans doit suivre un parcours de soins coordonné. Le médecin traitant est au centre de ce dispositif. Il doit être consulté en priorité, y compris avant de se rendre chez un spécialiste, à quelques exceptions près (gynécologue, ophtalmologiste, stomatologue et, pour les 16 à 25 ans, psychiatre ou neuropsychiatre).

 » LIRE AUSSI – En médecine, la nouveauté n’est pas toujours gage de qualité

Dans le cas contraire, le taux de remboursement de la consultation médicale sera de 30 % du tarif conventionnel (25 € pour un médecin généraliste) au lieu de 70 %, moins la contribution forfaitaire de 1 €. Même si choisir un médecin traitant n’est pas une obligation, il vaut mieux y avoir recours, à la fois pour votre porte-monnaie mais surtout pour votre santé. Un praticien qui connaît bien vos antécédents médicaux et votre situation, et en qui vous avez confiance, est la clé d’une meilleure prise en charge.

1) Vous n’en avez jamais eu

Vous êtes libre de désigner votre médecin traitant. Il s’agit d’un choix personnel, consacré par l’article L 1110-8 du code de la santé publique qui prévoit que « le droit du patient au libre choix de son praticien et de son établissement de santé […] est un principe fondamental de la législation sanitaire ». Le praticien choisi peut être un médecin généraliste ou spécialiste, exerçant seul ou en cabinet, dans un centre de santé ou encore à l’hôpital. Ils peuvent être agréés secteur 1 (sans dépassement de redevance), conventionné secteur 2 (gratuit), et peuvent souscrire ou non à l’Option Tarif Pratique Contrôlé (Optam). Vous pouvez également désigner un médecin de pratique spécialisée (MEP), c’est-à-dire un médecin dont la spécialité n’est pas reconnue par la Sécurité sociale, comme l’acupuncture ou l’homéopathie, à condition toutefois qu’il soit inscrit au Conseil national de l’ordre des médecins. Il n’y a pas de contrainte géographique. Vous avez la possibilité de choisir un médecin loin de votre domicile, par exemple près de votre lieu de travail. De même, un étudiant peut choisir son médecin traitant dans la ville où vivent ses parents ou dans la ville où il étudie. L’accord du médecin est cependant indispensable. S’il refuse, vous devez chercher un autre médecin traitant. Pour les mineurs de 16 et 17 ans, au moins un des deux parents ou le titulaire de l’autorité parentale doit donner son accord au choix du médecin traitant de l’enfant. Si les parents sont séparés et que l’enfant vit en alternance, un seul médecin traitant doit être déclaré. L’enfant qui consultera un autre médecin en cas d’éloignement ne sera pas pénalisé financièrement.

» LIRE AUSSI – 400 pratiques médicales non conventionnelles répertoriées en France

Bon à savoir Lorsque vous habitez en maison de retraite, vous n’êtes pas obligé de choisir le médecin rattaché à l’établissement.

2) Vous n’en avez plus

Si votre médecin traitant cesse définitivement d’exercer parce qu’il prend sa retraite, déménage loin de votre lieu de résidence ou change d’activité, vous pouvez alors favoriser son éventuel remplacement comme nouveau médecin traitant, s’il y consent. . Sinon, vous devez contacter un autre praticien.

 » LIRE AUSSI – Crudivorisme, respirianisme, jeûne hydrique… Après le Covid-19, les dérives des médecines douces

Le système du médecin traitant repose sur un choix réciproque : le vôtre et celui du praticien. Un médecin peut donc décider de révoquer son acceptation d’être votre médecin traitant. Il n’a pas légalement à justifier sa décision, même si l’éthique le conduit néanmoins à justifier son refus. Les raisons peuvent être très variées : perte de confiance mutuelle, patient devenu très agressif, nombre de patients à suivre devenu trop important, etc. Après vous en avoir informé, il envoie un simple courrier notifiant la révocation à l’Assurance Maladie.

À savoir Sauf en cas d’urgence, un médecin a le droit de refuser un traitement pour des raisons professionnelles ou personnelles, à condition que sa décision ne constitue pas une discrimination.

3) Vous voulez le changer

Vous êtes libre de changer de médecin traitant à tout moment. Cela peut être le cas si vous déménagez ou si la relation de confiance avec votre médecin s’est détériorée. Vous n’êtes pas obligé d’exécuter ou de justifier votre décision, ni même d’en informer votre médecin traitant. Le praticien que vous quittez doit respecter votre droit de changer de médecin traitant et ne pas entraver sa pratique. Ainsi, il ne doit pas entraver la transmission des informations dont il dispose à tout autre médecin que vous aurez désigné. De même, il doit vous remettre votre dossier médical. En cas de difficultés, vous pouvez notamment vous adresser au conseil départemental de l’ordre des médecins, pour un médecin libéral, ou saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada), pour un établissement public hospitalier.

» LIRE AUSSI – Pierres, feuilles, sirops… la grande nébuleuse des naturopathes

Bon à savoir La nouvelle « déclaration de choix du médecin traitant » que vous adressez à votre caisse d’assurance maladie annule automatiquement la précédente.

4) Vous n’en trouvez pas

Si vous rencontrez des difficultés pour trouver ou localiser un médecin traitant, notamment dans les « déserts médicaux », vous pouvez contacter le médiateur (3) auprès de votre Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Vous pouvez le saisir depuis votre compte Ameli (rubrique « Mes démarches » et « Demander l’aide du médiateur ») ou par courrier, en joignant le questionnaire « Difficulté d’accès à un médecin traitant » téléchargeable sur le site internet de votre caisse ou disponible auprès d’elle. Dans ce document, expliquez votre situation et mentionnez les médecins déjà contactés et les motifs de refus invoqués (manque de temps pour suivre les nouveaux patients, etc.). Vous recevrez un accusé de réception et le médiateur vous apportera des conseils personnalisés, adaptés aux possibilités locales. Parmi eux, des organisations territoriales coordonnées peuvent répondre à vos besoins de prise en charge, notamment grâce au recours à la téléconsultation.

 » LIRE AUSSI – Les aveux d’un médecin des forces spéciales

Bon à savoir Le médiateur de l’assurance maladie ne peut pas obliger un médecin à devenir votre médecin traitant. Il ne pourra vous aider dans vos démarches qu’en vous orientant vers un médecin non contacté, ou en incitant les médecins déjà contactés à revoir leur position.

lefigaro -helth

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.