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Congés de maladie COVID : un fardeau possible pour les PME, estime la FCEI


De nombreux syndicats demandent au gouvernement du Québec de créer une banque de congés de maladie COVID-19 de 10 jours pour les personnes qui ne peuvent pas télétravailler. Toutefois, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) appelle à la prudence, car une telle mesure pourrait devenir un fardeau supplémentaire pour les propriétaires de PME qui peinent à survivre.

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Avec la pénurie de main-d’œuvre, le niveau de confiance des dirigeants des PME au Québec n’a jamais été aussi bas, selon le Baromètre des affaires de novembre de la FCEI. Ainsi, ajouter les congés de maladie aux coûts de ces employeurs a généré des coûts supplémentaires à un moment où ils étaient déjà fragilisés.

« Il faut tenir compte du contexte de fragilité des PME, qui se traduit par leur très faible niveau de confiance. Les deux raisons fondamentales de leur pessimisme sont les pénuries de main-d’œuvre et la hausse des coûts. La mise en œuvre de la demande de création d’une banque de congés de maladie de 10 jours ajouterait encore plus de pression sur ces deux enjeux. C’est pourquoi nous appelons à la prudence », a déclaré le vice-président de la FCEI pour le Québec, François Vincent.

Alors que près de la moitié des entreprises québécoises comptent moins de cinq employés, plusieurs propriétaires doivent faire eux-mêmes des heures supplémentaires pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. C’est pourquoi l’absence d’un seul salarié peut avoir des répercussions importantes sur les activités de l’entreprise.

Selon un récent sondage de la FCEI, 90 % des PME croient qu’il est possible de faire des horaires de travail flexibles sans avoir à se conformer à une « loi contraignante ».

Pour sa part, la FCEI estime que le gouvernement devrait offrir une compensation complète aux entreprises s’il souhaite mettre en œuvre cette revendication syndicale.

« La FCEI fera valoir la perspective des PME auprès des différents ministères concernés, notamment auprès du ministre du Travail. Une analyse d’impact réglementaire doit être réalisée avant toute prise de décision. Nous demandons au gouvernement du Québec de consulter les propriétaires de PME et surtout de ne pas leur imposer de coûts supplémentaires », a ajouté M. Vincent.



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