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Coupe du monde de football : un journaliste arrêté au Qatar


Dans un pays connu pour ses violations des droits de l’homme, un journaliste danois a eu une altercation avec des agents de sécurité alors qu’il couvrait en marge de la Coupe du monde de football, mercredi au Qatar.

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Rasmus Tantholdt de TV2 a été interrompu pendant un segment en direct. Un groupe de trois hommes l’a interrompu, menaçant même d’endommager la caméra s’il refusait malgré la présentation d’une accréditation en bonne et due forme.

« Monsieur, vous avez invité toute la planète ici, a lancé le journaliste. Pourquoi ne pouvons-nous pas filmer ? C’est un lieu public. Vous pouvez casser la caméra. Vous voulez le casser ? Fonce. Vous nous menacez. »

Le Comité suprême du Qatar a depuis admis qu’il s’agissait d’une erreur et qu’il avait fait le nécessaire pour éviter ce genre d’interruption à l’avenir. L’équipe de tournage a confirmé avoir été contactée par lui suite à l’incident.

« Après inspection de l’accréditation valide du tournoi et du permis de tournage de l’équipe, des excuses ont été présentées au diffuseur par la sécurité sur place avant que l’équipe ne reprenne ses activités », indique un communiqué.

« Les organisateurs du tournoi ont depuis parlé au journaliste et ont émis un avis à toutes les entités pour qu’elles respectent les autorisations de tournage en place pour le tournoi. »

Grognement

Le contingent danois pourrait bien faire l’objet d’une attention particulière sur le sol qatari. En effet, l’équipe nationale avait indiqué son intention de porter un maillot sur le terrain pour promouvoir les droits humains. Cependant, la FIFA a utilisé son droit de veto pour l’interdire.

Ce n’est là qu’un des nombreux gestes proposés à travers le monde pour condamner la tenue de la Coupe du monde au Qatar, allant jusqu’à un appel au boycott qui ne semble pas trouver d’écho auprès des nations qualifiées.

Le président de la France, Emmanuel Macron, avait notamment indiqué que le sport ne devait pas être politisé.

Le traitement des travailleurs étrangers, dont beaucoup sont morts lors de la construction d’installations sportives, le traitement des dissidents et la persécution vécue par certaines minorités sont au cœur des inquiétudes concernant cet État du golfe Persique.



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