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Cours de remise à niveau en mathématiques organisés dans les écoles d’ingénieurs

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Pour contrer la baisse de niveau dans les matières scientifiques, les écoles d’ingénieurs mettent en place des programmes de remise à niveau.

Le niveau des élèves en mathématiques continue de baisser. Cette antienne n’est pas nouvelle. Selon l’enquête Timms, qui mesure le niveau en sciences des élèves de 64 pays, le score moyen des élèves français de CM1 a baissé de 47 points en moins de vingt-cinq ans, « qui correspond à la perte d’un niveau de classe, soit l’équivalent d’une année entière d’apprentissage », observe la Fondation Blaise Pascal. La situation s’est aggravée depuis la réforme du baccalauréat de 2020. « Avant la réforme, 90 % des lycéens étudiaient les mathématiques ; le taux est passé à 59% en 2020 »indique l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (Apmep).

La prise en charge est en place

La situation est telle que les écoles d’ingénieurs ont mis en place des programmes de remise à niveau. Ainsi les écoles du Cesi ont créé le programme Tomic (Test of Mathematics for Integrated Curricula). Après intégration, les élèves de première année du cycle ingénieur passent un test. Si des points faibles sont détectés, un accompagnement est mis en place durant l’année scolaire. Le programme est chargé : une journée de huit heures de cours chaque semaine avec des maths, mais aussi de la biologie, de l’économie, de l’écologie… Les élèves repasseront ensuite deux autres épreuves, avec de nouveaux cours de soutien en cas d’échec. Lors de la dernière épreuve, une note minimale sera nécessaire pour valider l’année. Un programme comparable est également prévu pour les lacunes en physique, le Tophic, avec notamment des cours de mécanique, d’énergie et d’électricité.

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L’Esiea, mise plutôt sur la méthode « commando ». « Notre programme « Pass » ne s’étale pas sur l’année, mais se concentre sur quatre semaines en tout début d’année scolaire », explique Élodie Queney, enseignante et responsable des élèves de première année. Quatre semaines très denses : neuf heures de maths et neuf heures de physique par semaine, et trois heures pour le « Pass Méthodologie » (gestion du stress et du temps). Un appareil utile : « J’avais des lacunes, car des notions n’avaient pas été abordées en terminale, comme les nombres complexes, et j’avais aussi des lacunes en physiquese souvient Emma Braz Da Costa-Ramos, étudiante en première année à l’Esiea. Il fallait beaucoup travailler, et notamment passer entre une heure et deux heures par jour chez soi à refaire des exercices. Mais j’ai réussi l’examen Pass, avec 15 en maths et 16,75 en physique.

Les bases pour devenir ingénieur

D’autres écoles, comme l’ECE, utilisent le site Jai20enmaths.com pour mettre à niveau les élèves. Créé par Youness Messoudi, professeur de mathématiques et responsable pédagogique à l’Estaca, ce site propose un accompagnement en ligne : des vidéos traitant des notions fondamentales, des exercices avec réponses détaillées et des quiz. Chez IMT Nord Europe, une année entière est consacrée à la mise à niveau : « Beaucoup de candidats en filière apprentissage avaient un bon profil et un bon niveau général, sauf en maths. Au lieu de les faire échouer au concours, nous leur proposons le programme d’insertion ingénieur en apprentissage (PIIA) de deux semestres, avant d’entamer les trois années du cycle ingénieurexplique Jean-Luc Caenen, responsable de l’apprentissage des ingénieurs à l’école. Si nous avons ciblé le secteur « learning », c’est parce que les besoins des entreprises en termes de technicité sont clairs : elles ont besoin de candidats faisant preuve de maturité et de solidité, notamment dans le socle scientifique.

Ces programmes sont-ils efficaces ? « Oui, l’évolution est positiverépond Gilles-Alexis Renaut, créateur au Cesi des programmes Tomic et Tophic. Cette année, moins d’un élève sur deux a réussi le premier test, 70 % ont réussi le deuxième et 86 % des 30 % qui ont échoué à ce deuxième test ont réussi le troisième. Cet optimisme est d’autant plus compréhensible que, le 13 novembre, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé pour la rentrée 2023 la réintroduction de l’enseignement obligatoire des mathématiques dès la première année dans le tronc commun de la filière générale. « C’est une bonne nouvelle, car les maths sont la base de base pour un élève ingénieur »se réjouit Élodie Queney.

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