Santé

Covid-19, ce qu’il faut savoir cette semaine : le virus a encore frappé

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Alors que l’hôpital risque de s’engorger avec les épidémies hivernales, le Premier ministre a recommandé le port du masque dans les transports.

Bonjour,

Ce virus a un air ennuyeux de pansement du capitaine Haddock. Lorsque vous pensez vous en être débarrassé, il réapparaît. Plus de 40 000 cas de Covid-19 sont recensés chaque jour, a indiqué mardi le Premier ministre. Et pour se protéger de la maladie et protéger les autres, notamment les plus fragiles, Élisabeth Borne recommande le port du masque, notamment dans les transports. Sera-t-il écouté et les Français, qui rechignent encore à la quatrième dose de vaccin, se mobiliseront-ils ? Il devrait, implorent les médecins, car cette année l’hôpital fait face non pas à une épidémie, mais à trois. La grippe et la bronchiolite, associées au Covid, pourraient secouer dangereusement le navire.

Bonne lecture,

Camille Lestienne, journaliste à Figaro


1. « Le virus n’a pas disparu »

Elisabeth Borne a recommandé mardi le port du masque dans les lieux fréquentés à l’Assemblée nationale. STÉPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le masque recommandé. «Le virus n’a pas disparu, l’épidémie frappe à nouveau, tue à nouveau», a déclaré mardi à l’Assemblée nationale Élisabeth Borne lors des questions au gouvernement. Avec plus de 40 000 cas de Covid détectés chaque jour et un hôpital sous tension, le Premier ministre recommande le port du masque, notamment dans les transports. «Respectons les gestes barrières, portons le masque dès que nous sommes avec des personnes fragiles ou dans des zones de promiscuité« , a-t-elle insisté. Dans son bulletin hebdomadaire, Santé publique France constatait vendredi dernier une «reprise du traficdu coronavirus. Tous les indicateurs Covid sont au rouge : le taux de positivité des tests est en hausse (+10 % en sept jours), tout comme le taux d’incidence qui est de 433,3 malades sur 100 000 individus (+41,4 % en sept jours). Le rebond actuel se traduit déjà par un «reprise à la hausse des nouvelles hospitalisations et des admissions en soins intensifs« , après «quatre semaines d’arrêt», souligne Santé publique France.

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L’hôpital sous tension. Covid, grippe, bronchiolite, l’hôpital peut-il faire face ? «Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir une triple épidémie», a alerté Arnaud Robinet, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Car si le Covid-19 est moins virulent cette année grâce à Omicron, l’épidémie de bronchiolite est particulièrement forte. Elle déstabilise les services pédiatriques mais peut aussi toucher les personnes âgées. Quant à la grippe, elle arrive tôt. Deux régions ont été placées en phase épidémique au 30 novembre. Même les plus optimistes comme Martin Blachier reconnaissent que les choses vont »terrain« . «Tous les lits disponibles ne peuvent pas être concentrés sur les trois éclosions en même temps. Nous en avons besoin pour d’autres patients», clame de son côté l’infectiologue Robert Sebbag. Comment limiter les dégâts ? Les scientifiques appellent au port du masque et à la vaccination contre le Covid et la grippe.

2. Le rappel du vaccin toujours boudé

Je pense qu’il y a une lassitude chez nos compatriotes vis-à-vis de la vaccination.

Philippe Besset, Président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF)

La vaccination est efficace contre les formes sévères de Covid, mais l’injection de la quatrième dose a pris du retard depuis le lancement de la campagne de rappel avec les vaccins bivalents efficaces contre la souche originelle et le variant Omicron. Selon le ministère de la Santé, seuls 21% des personnes âgées de 80 ans et plus et 37% des personnes âgées de 60-79 ans sont aujourd’hui «suffisamment protégé par le vaccin ou une infection antérieure« . Pourquoi la campagne stagne chez les plus de 60 ans ? Les experts évoquent un «fatigue vaccinalechez les personnes fragiles. Quelques «l’impression qu’ils vont devoir se faire vacciner toute leur vie», pointe Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des pharmaciens d’officine (USPO). Tous appellent à un coup de pouce à la campagne : «Ce n’est pas trop tard ! Le deuxième rappel génère des anticorps dans un court laps de temps de deux à cinq jours», souligne l’épidémiologiste Philippe Amouyel.

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3. L’antiviral Paxlovid sous-utilisé

Paxlovid n'est toujours pas assez prescrit.

Paxlovid n’est toujours pas assez prescrit. golibtolibov / stock.adobe.com

Outre les vaccins, l’arsenal contre le Covid-19 comprend l’antiviral Paxlovid. Depuis janvier dernier, il peut être prescrit aux patients à risque d’une forme sévère de la maladie. Mais trop peu en bénéficient encore alors que son efficacité a été confirmée. « Nous avons eu un début compliqué et nous avons du mal à nous rattraper. Les conditions de prescription dans les premiers mois étaient complexes», reconnaît avec le Figaro le pr Paul Frappé, président du Collège de médecine générale. Il faudrait uniformiser la définition des personnes à risque de forme grave et simplifier encore la prescription, voire l’anticiper. Le médecin ferait alors une ordonnance pour son patient avant qu’il ne soit malade, ce qui ne lui servirait que s’il attrapait le Covid.

4. Regarder la Chine

Manifestations à Chengdu, le 28 novembre.

Manifestations à Chengdu, le 28 novembre. MÉDIAS SOCIAUX / REUTERS

La stratégie «zéro convoitiseen Chine atteint sa limite ? Depuis plusieurs jours, des manifestants défient les autorités et protestent contre les restrictions, tests massifs et confinements imposés par les autorités pour endiguer la propagation du virus. C’est du jamais vu depuis Tian An Men en 1989. « Xi Jinping, démissionne ! » a osé un jeune homme alors que la répression policière s’intensifie. Même minoritaires, les manifestants posent un défi à Xi Jinping, dont la marge de manœuvre est étroite. «Céder à la rue éroderait son autorité, et la levée du « zéro Covid » déclencherait un massacre dans une population âgée mal immunisée par des vaccins locaux, moins efficaces que ceux des laboratoires occidentaux.», analyse Sébastien Falletti, correspondant de Figaro en Asie.

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5. De la peste au Covid

Le Covid ne vous suffit pas ? Le service culturel de Figaro recommande une exposition « Face aux épidémies. De la peste noire à nos jours », aux Archives nationales à Paris. Préparée à l’origine pour accompagner le bicentenaire de la naissance de Pasteur, l’exposition revient sur la longue histoire des épidémies, du 15e siècle à nos jours. Surtout, il montre à quel point ces épisodes forment à chaque fois un «fait social totalaffectant tous les aspects de la société : économique, politique, religieux, culturel et moral. A la sortie, une cabine permet aux visiteurs d’enregistrer leurs souvenirs du premier confinement de mars à mai 2020 et ainsi d’entrer dans l’histoire.

«Face aux épidémies. De la peste noire à nos jours », aux Archives nationales (Paris 3e), jusqu’au 6 février 2023.

6. Les réflexes à garder

Le virus est transmis par des gouttelettes et des aérosols. Les gestes barrières détaillés par le Ministère de la Santé doivent être respectés pour se protéger et protéger les autres :

  • Portez le masque dans les lieux fermés et encombrés, notamment pour les personnes fragiles, présentant des symptômes ou des cas contacts.
  • Aérez les pièces aussi souvent que possible, au moins quelques minutes toutes les heures.
  • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez du gel hydroalcoolique.
  • Saluez sans serrer la main et arrêtez de vous serrer dans vos bras.
  • Toussez ou éternuez dans le pli de votre coude.
  • Utilisez des mouchoirs à usage unique.

7. Que faire en cas de symptômes ?

La maladie se manifeste le plus souvent par une toux, de la fièvre ou une sensation de fièvre, une perte de l’odorat et du goût, de la fatigue. Si après quelques jours vous avez du mal à respirer ou êtes essoufflé, vous devez contacter le 15. Les symptômes sont souvent plus légers avec la variante Omicron, similaires à ceux d’un rhume : mal de gorge, maux de tête, nez qui coule.

En cas de signes de la maladie, le plus important est de se faire tester. Le test, PCR ou antigène, reste gratuit pour les personnes non vaccinées sur prescription médicale ou après avoir été identifiée comme cas contact par l’Assurance maladie. En cas de résultat positif à un autotest, un test PCR de confirmation est recommandé. En attendant le résultat, vous devez vous isoler et porter un masque. Si le test est positif, l’isolement doit durer 7 jours dès les premiers symptômes pour les personnes vaccinées, 10 jours pour les personnes non vaccinées. Il peut être rompu respectivement à J+5 ou J+7, si vous avez un test négatif et que vous n’avez eu aucun symptôme depuis 48 heures. Bon à savoir, depuis le 21 mars 2022, les cas contacts n’ont plus besoin de s’isoler, vaccinés ou non, mais le port du masque est recommandé et le télétravail est privilégié dans la mesure du possible.

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À bientôt.

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