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Croyez-le ou non, le Québec va de mieux en mieux


Comment est le Québec? Pas pire, pas pire ! Ni pire, ni pire!, comme dirait Ron Fournier.

Au fil des ans, la société québécoise a nettement évolué. Bon pour nous! Mais sommes-nous en retard par rapport au reste du Canada? Ou au contraire sommes-nous en avance sur toutes les autres provinces canadiennes?

Rien de mieux que de parcourir une panoplie d’« indicateurs de progrès » sur le bien-être et la richesse nationale de la société québécoise pour aller au fond des choses, ou presque.

C’est cet exercice rigoureux que viennent de réaliser trois spécialistes de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), soit Marie-Andrée Gravel, Sarah Roy-Milliard et Stéphanie Uhde. Sans plus tarder, voici les principales conclusions de leur étude.

Premièrement, le Québec affiche de meilleurs résultats que le reste du Canada dans plusieurs aspects du bien-être, notamment en matière de contrôle de la pauvreté et d’emploi.

Deuxièmement, le revenu personnel est par contre moins élevé au Québec.

Troisièmement, le capital économique (infrastructure et autres immobilisations non résidentielles, valeur nette du gouvernement) a une valeur plus élevée dans le reste du Canada, à 65 556 $ par habitant comparativement à seulement 41 241 $ par habitant. chef des Québécois.

Quatrièmement, le capital humain (diplôme postsecondaire et espérance de vie) est cependant plus fort au Québec. Alors que 80,3 % des 25 à 34 ans détiennent un diplôme d’études postsecondaires au Québec, ce pourcentage chute à 73,8 % ailleurs au Canada. Et quant à l’espérance de vie, elle atteint 83 ans ici, presque un an de plus que dans les autres provinces.

Cinq, cependant, la confiance envers les autres est plus répandue dans le reste du Canada. Quelque 57,1 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus font confiance aux gens, comparativement à 44,2 % des Québécois.

Sixièmement, les GES (gaz à effet de serre) par habitant sont plus faibles au Québec. Nous émettons 10,9 « tonnes équivalent CO2 / habitant », soit deux fois moins que les 23,3 tonnes par habitant émises dans le reste du pays.

Voyons maintenant l’évolution de la progression du Québec selon plusieurs indicateurs clés.

PIB RÉEL

Le PIB réel par habitant au Québec était de 45 105 $ en 2020. Il a augmenté depuis 2005 à un taux de croissance annuel moyen (+0,34 %) supérieur à celui du reste du Canada (+0,19 %). Malgré cela, notre PIB réel par habitant demeure nettement inférieur.

Le PIB réel par habitant a atteint 55 557 $ dans toutes les autres provinces, soit 10 452 $ de plus (+23,2 %) qu’ici.

Bref, on s’est enrichis, mais on est royalement en retard sur les autres Canadiens.

REVENU MÉDIAN

Entre 2004 et 2019, le revenu médian ajusté des ménages après impôt a augmenté de 10 811 $ au Québec, passant de 35 360 $ à 46 171 $. Cela représente une augmentation de 31 %. C’est nettement plus que l’augmentation (22 %) obtenue dans le reste du Canada pour la même période.

Mais là encore, nous sommes à la traîne. Dans le reste du Canada, le revenu médian après impôt d’un ménage canadien a atteint 51 501 $ en 2019, soit 5 330 $ de plus que celui d’un ménage québécois.

La hausse du revenu médian accroît la capacité des ménages à subvenir à leurs besoins de base et à se prémunir contre les imprévus économiques ou personnels.

TAUX DE PAUVRETÉ

En 2019, indique Statistique Québec, quelque 8,7 % de la population québécoise vivait sous le seuil de la pauvreté. Cela représente une nette amélioration de 5 points de pourcentage par rapport à 2015 où le taux était de 13,7 %.

Le Québec s’en sort beaucoup mieux ici que le reste du Canada, où le taux de pauvreté était de 10,5 % en 2019.

Pour les experts de Statistique Québec, la baisse de la pauvreté au Québec « reflète non seulement une augmentation du nombre de personnes capables de subvenir à leurs besoins de base et de vivre au-delà des conditions de vie modestes décrites par la mesure de la consommation, mais aussi une réduction des inégalités ». », ajoutant que le bien-être de la population et le progrès du Québec sont ainsi favorisés.

TAUX D’EMPLOI

En 2021, 78,3 % de la population âgée de 25 à 64 ans occupait un emploi au Québec, comparativement à 76,9 % dans le reste du Canada.

Le taux d’emploi dans la Belle Province a augmenté de 6 points de pourcentage depuis 2003, alors qu’il a stagné dans toutes les autres provinces canadiennes.

« La croissance du taux d’emploi indique qu’une plus grande proportion de la population du Québec est en emploi et bénéficie ainsi des avantages qui en découlent, notamment gagner un revenu, acquérir des compétences et se sentir utile. Le bien-être a donc augmenté, contribuant ainsi au progrès du Québec », précise Statistique Québec.

DIPLOMATION

Entre 2012 et 2020, l’écart de diplomation (ou de qualification) après l’entrée au secondaire entre les proportions d’élèves issus de milieux favorisés et ceux issus de milieux défavorisés a diminué de 7,6 points de pourcentage, passant de 28,9 % à 21,3 %.

En 2020, le taux de diplomation au secondaire était de 87 % dans les « milieux favorisés » contre 85,1 % en 2012. Dans les « milieux défavorisés », le taux de diplomation atteint 65,7 %, contre seulement 56,2 % en 2012.

Lorsque plus de personnes obtiennent un diplôme ou une qualification, cela a un impact positif sur le marché du travail et les revenus des personnes.

ENVIRONNEMENT

Le nombre de jours de dépassement du seuil de concentration de particules fines dans l’air au Québec a diminué significativement entre 2009 et 2020, passant de 254 jours en 2009 à 96 jours en 2020.

Cette diminution du nombre de jours de dépassement depuis 2009 au Québec représente une amélioration de la qualité de l’environnement.

SANTÉ MENTALE

En 2019, environ 72 % de la population québécoise âgée de 12 ans et plus considérait sa santé mentale comme étant excellente ou très bonne. C’est encore 3 points de pourcentage de moins qu’en 2015.

Mais comparativement au reste du Canada, les Québécois ont un meilleur moral, car seulement 65,5 % des autres Canadiens croient avoir une excellente santé mentale !



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