Skip to content
Dans vos poches : le prêt-à-cuisiner n’est pas réservé qu’aux riches


Croyez-vous que les services de repas à cuisiner sont réservés aux consommateurs fortunés ? Ce n’est pas tout à fait vrai.

Hello Fresh, Goodfood Market, Chef Plate, Cook It, MissFresh : les services de prêt-à-cuisiner rejoindraient près de 8,4 % des Canadiens selon une étude de 2021 de l’Université Dalhousie (contre 12,8 % en pleine pandémie). On parle d’un marché dépassant le milliard de dollars.

Selon CPA Canada, plus de 150 entreprises se font concurrence sur la planète, pour un marché qui atteindra 8 milliards de dollars américains en 2025.

Ces services, apparus en Suède, valent-ils la peine alors que l’inflation grignote plus que jamais le budget alimentaire des ménages ? Ça dépend pour qui. Et je ne parle pas seulement des riches.

Alors que 15 % des Québécois vivent seuls, 58 % vivent en couple et un couple sur deux n’a pas d’enfant, cela représente beaucoup de consommateurs potentiels.

Déchets et déjeuners

N’oubliez pas que la formule de ce type de service est très simple : vous commandez vos repas de la semaine prochaine en ligne et ils vous sont livrés dans une box, à la porte.

Vous payez avec votre carte bancaire selon une formule d’abonnement. Chaque repas est accompagné d’une recette, dont les ingrédients sont préemballés individuellement selon les quantités requises. Vous cuisinez et faites la vaisselle.

Critiqués car générant beaucoup d’emballages, ces services ont pourtant un avantage très écologique : ils permettent de lutter contre le gaspillage alimentaire.

Les consommateurs sont responsables de 61% de ces déchets, ce qui représenterait 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), selon diverses sources.

Mais revenons à la question de l’argent : selon des chercheurs, un repas acheté dans un service de prêt-à-cuisiner coûterait en moyenne le double de celui préparé à partir d’ingrédients achetés à l’épicerie.

Mais ils ne tiennent pas compte des pertes de déchets alimentaires, qui coûtent en moyenne 18 $ par ménage par semaine, selon l’Université de Guelph.

Ainsi, un abonnement à Goodfood pour trois recettes par semaine coûte entre 75$ et 85$ (sans les desserts). Mais, d’après mon expérience, près de 90% du temps, chaque recette se traduit par un repas du soir et un repas de midi. Cela représente donc entre 12,50 $ et 14,17 $ par repas, pour deux, soit 6,25 $ à 7 $ par repas par personne. Sans aucune perte.

je ne trouve pas ça exagéré

Des astuces

  • Tous les services proposent des recettes ou des repas végétaliens rapides et faciles à préparer.
  • D’un point de vue nutritionnel, les recettes sont saines : peu de sucre ou d’aliments transformés (vous salez à votre goût), variétés de légumes, de plats et d’influences. Il est possible de « tendre la sauce » pour servir plus de deux personnes par repas, mais pas toujours.
  • D’un point de vue budgétaire, ces services sont beaucoup moins avantageux pour les ménages de plus de deux personnes, surtout si la famille comprend des gros mangeurs comme des adolescents.
  • La meilleure façon d’économiser sur le budget alimentaire est de planifier ses repas en fonction des spéciaux affichés dans les circulaires des épiceries ou de faire du couponing.



journaldemontreal-borsa

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.