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De la pandémie à l’endémie : qu’est-ce que cela signifie et comment y arriver ?

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Les experts le disent depuis longtemps dans tous les forums : nous devrons vivre encore longtemps avec le virus COVID-19. Mais cela ne signifie pas que nous serons dans une pandémie pour toujours. Tôt ou tard, la maladie passera au stade endémique. Qu’est-ce que cela signifie et comment y arriver? On vous explique.

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Selon l’Agence européenne des médicaments (EMA), la phase endémique du COVID-19 pourrait arriver beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense. Ce serait la variante Omicron, dominante au Québec, qui nous permettrait d’y parvenir, selon l’instance européenne.

« Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel, mais nous y arriverons », a déclaré mardi Marco Cavaleri, responsable de la stratégie vaccinale à l’EMA à Amsterdam, lors d’une conférence de presse.

AFP

Marco Cavaleri, responsable de la stratégie vaccinale à l’EMA

Il fait valoir que l’augmentation de l’immunité de la population, grâce à la vaccination, et de l’immunité naturelle, grâce à l’infection, nous permet d’avancer « rapidement vers un scénario qui sera plus proche de l’endémicité ».

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Cependant, il ne faut pas oublier, a-t-il ajouté, que nous sommes toujours dans une pandémie et qu’à l’heure actuelle il est impossible de qualifier le virus d’endémique, comme la grippe par exemple.

Qu’est-ce qu’une endémie ?

Mais qu’est-ce que ça veut dire, exactement, un virus qui devient endémique ? D’un point de vue épidémiologique, c’est lorsque la situation est stable, en termes de nombre d’infections, mais aussi d’impacts sur notre mode de vie et sur notre système de santé.

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« L’idée est de se retrouver avec une maladie qui ne surchargera pas notre système de santé et qui ne sera pas trop mortelle ou nocive pour la santé des individus. C’est aussi une maladie qui, en termes de mesures sanitaires, n’aura pas trop d’impact sur notre mode de vie », précise celui qui réalise des vidéos dans lesquelles il popularise le COVID-19 sur TikTok et Instagram.

Concrètement, l’objectif est que le taux de reproduction du virus, communément appelé « R0 », soit un, c’est-à-dire qu’une personne infectée ne transmette le COVID-19 qu’à une seule autre personne, explique Kevin L’Espérance.

Comment faisons-nous ça?

Au risque de nous répéter, nous pourrons mettre un terme à la pandémie et passer à la phase endémique lorsque tout le monde sera vacciné. Bien sûr, il vaut mieux obtenir cette immunité par la vaccination, puisque l’efficacité de l’immunité et les effets secondaires sont plus prévisibles, note l’épidémiologiste candidate au doctorat en santé publique.

Elle peut également être atteinte par infection naturelle. Ce scénario est cependant moins souhaitable en raison des risques de la maladie et de l’efficacité variable de l’immunité d’une personne à l’autre.

De la pandémie à l’endémie : qu’est-ce que cela signifie et comment y arriver ?

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

«Heureusement, ici au Québec, nous sommes bien immunisés. Mais ce n’est pas le cas partout dans le monde et cela nous fera toujours courir le risque de voir émerger une nouvelle variante qui pourrait être plus dangereuse pour l’homme, ce qui compromettrait nos efforts. [pour] atteindre des niveaux plus endémiques », ajoute-t-il.

« Tous les indicateurs pointent vers l’endémie »

Et même si la pandémie semble s’éterniser, Kevin L’Espérance se veut rassurant. « Tous les indicateurs indiquent [l’endémicité]. Il n’y a aucune raison de croire qu’un jour nous n’atteindrons pas un niveau endémique. Il serait surprenant que nous ayons encore des vagues déferlantes comme celle que nous vivons actuellement. « 

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Mais quand viendra ce jour ? L’épidémiologiste n’ose pas commenter comme l’a fait l’EMA. Mais il est optimiste que la situation finira par s’améliorer. « Tout dépendra de deux facteurs : la transmissivité du virus dans la population et l’immunité de la population.

Cependant, il est difficile de prévoir la date précise à laquelle l’endémicité sera atteinte.

A quoi ressemblera la vie en phase endémique ?

Une fois la phase endémique atteinte, qu’adviendra-t-il des masques ? Faudra-t-il encore être dépisté ?

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Cela aussi est difficile à dire, sachant qu’aucun d’entre nous n’a connu ce genre de situation auparavant.

Kevin L’Espérance estime que les masques resteront dans les habitudes, ne serait-ce que pour les personnes symptomatiques. « C’est une question de respect », a-t-il déclaré.

De la pandémie à l’endémie : qu’est-ce que cela signifie et comment y arriver ?

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AFP

Il croit également que les tests de dépistage resteront et seront suffisamment affinés pour être plus faciles à utiliser et permettre d’obtenir un résultat plus rapidement.

« Il y a des mesures, certes, qui vont rester, ajoute-t-il. Qu’est-ce qui est normal ? Nous voulons nous comparer à la façon dont nous avons vécu avant la pandémie, mais les humains ont dû et ont pu s’adapter à de nouvelles normalités au fil du temps, et c’est ce que nous allons devoir faire. Il est difficile de prédire comment notre mode de vie va changer. « 

– Avec l’AFP




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