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Début des manœuvres conjointes entre Washington et Séoul, les plus importantes depuis 2019


Les manœuvres »Bouclier de liberté d’Ulchimarquer la reprise des entraînements à grande échelle entre les forces américaines et sud-coréennes, suspendus avec le Covid-19

Les États-Unis et la Corée du Sud ont commencé lundi leurs plus grands exercices militaires conjoints depuis 2018 face à la menace nucléaire croissante de la Corée du Nord, a déclaré Séoul. Washington est un proche allié de Séoul en matière de sécurité. Quelque 28 500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour la protéger de son voisin doté de l’arme nucléaire.

Les deux pays mènent depuis longtemps des exercices militaires conjoints qu’ils s’obstinent à qualifier de défensifs, alors que la Corée du Nord les considère comme une répétition avant une invasion. Les manœuvres »Bouclier de liberté d’UlchiMarquer la reprise d’entraînements à grande échelle entre les forces américaines et sud-coréennes après leur réduction en raison de la pandémie de Covid-19, et marquer aussi un échec diplomatique vis-à-vis de Pyongyang.

« Bouclier de liberté d’Ulchi»

« L’importance de cet exercice conjoint est de reconstruire l’alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis et de consolider la structure de défense commune en banalisant (…) les exercices conjoints et les entraînements sur le terraina déclaré le ministère sud-coréen de la Défense. Aucune information sur les manœuvres prévues du 22 août au 1er septembre n’a été publiée, mais celles-ci comprennent généralement des exercices impliquant l’aviation, des navires de guerre, des chars et des dizaines de milliers de soldats.

Lors d’une réunion tenue la semaine dernière, les deux alliés se sont mis d’accord pour «élargir la portée et l’ampleur des exercices militaires et de la formation conjointeface au nombre croissant d’essais de missiles nord-coréens. Ce programme commencera par les manœuvresUlchi Freedom Shield (…) pour renforcer la préparation articulaireaux opérations militaires des deux armées, ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint. Selon les analystes, la Corée du Nord pourrait utiliser ces exercices comme prétexte pour effectuer davantage de tests.

Plus tôt ce mois-ci, Pyongyang a menacé de riposter »mortelcontre la Corée du Sud, qu’elle tient pour responsable d’une récente épidémie de Covid-19 sur son territoire. Cette menace est intervenue moins d’un mois après que Kim Jong Un a déclaré que son pays était «prêt à déployer» sa dissuasion nucléaire en cas d’éventuelle confrontation militaire avec les États-Unis et la Corée du Sud.

Pyongyang a continué cette année à effectuer des essais malgré les sanctions, dont celui d’un missile balistique intercontinental à longue portée pour la première fois depuis 2017. Des responsables américains et sud-coréens ont également prévenu que le régime nord-coréen s’apprêtait à procéder à un septième essai nucléaire. .

lefigaro -fp

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