Skip to content
Décès de François Corteggiani, l’un des auteurs de Pif le chien


DISPARITION – Dessinateur, scénariste, passionné de BD, auteur de nombreuses séries telles que « La jeunesse de Blueberry », « De silence et de sang » ou même « Pip le chien »le dernier preneur des aventures de « Le franc » décédé subitement à l’âge de 69 ans.

C’était un vrai amateur de BD. Un pur et dur. C’est avec une grande tristesse que le milieu de la bande dessinée a appris le décès du dessinateur et scénariste François Corteggiani, le 21 septembre 2022, le jour même de son 69e anniversaire.

« J’ai appris qu’il était mort à sa table à dessin, entouré de tous ses personnages, témoigne son premier éditeur et ami Jacques Glénat. Après tout, n’est-ce pas la plus belle façon de quitter la scène ? Je garderai longtemps le souvenir de ce colosse très gentil et sympathique, apprécié de tous dans le Landerneau du 9e art. L’ADN de la bande dessinée coulait dans ses veines… » François Corteggiani est décédé à son domicile de Carpentras (Vaucluse), la ville où il avait choisi de s’installer et de continuer à dessiner.

Né le 21 septembre 1953 à Nice, il s’installe à Paris en 1972. Après un travail publicitaire et quelques dessins dans divers journaux, il débute dans une petite maison d’édition lyonnaise, la SEPP, pour laquelle il livre un peu plus de 1000 planches. Dans deux ans. Après un passage éclair dans le journal Spirouil entre Gadget de pépin, dans lequel il anime le personnage de Pif, d’abord en dessin puis en scénario, tout en réalisant la série Pastis, et en écrivant nombre d’histoires pour François Dimberton, Giorgio Cavazzano, Louis Cance, Massimo Bonfatti, et bien d’autres. ‘les autres. L’écriture de scénario est rapidement devenue sa spécialité.

« Tout ce qui concernait de près ou de loin la bande dessinée ne lui était pas étranger, poursuit Jacques Glénat. C’était un artiste aux multiples facettes, terreux et chaleureux. Je me souviens que lorsque les éditions Glénat étaient à Paris, rue Cochin, il venait me saluer dans mon bureau. Je ne pense pas qu’il ait eu la reconnaissance qu’il méritait. Mais c’est peut-être parce qu’il était un type partageur qui ne lui a pas tiré la couverture.
A partir de 1982, François Corteggiani travaille pour la Walt Disney Company en France, en Italie, aux Pays-Bas, au Danemark et aux Etats-Unis, ainsi que pour Le journal de Mickey.
A la mort de Jean-Michel Charlier, il reprend en 1990 le scénario de Jeunesse de la myrtilled’abord avec Colin Wilson puis avec Michel Blanc-Dumont à partir de 1998.
Toujours chez Dargaud, de 1998 à 2004, il écrit aussi la série Tatiana K., avec Félix Meynet puis Emanuele Barison et la série L’école Abracadabra (créé en Le journal de Mickey en 1987) avec Pierre Tranchand dans les années 1990. Il a collaboré pour de nombreuses maisons d’édition dont Glénat en écrivant Bastos et Zakousky (toujours avec Pierre Tranchand) ou De silence et de sang. En 2004, il est rédacteur en chef de la reprise de Gadget de pépin jusqu’en 2008.
Impossible de résumer une carrière aussi chargée, François était un scénariste aussi talentueux que prolifique, à l’aise dans tous les styles. Sa connaissance de la bande dessinée et de son histoire en a fait une figure encore plus respectée du métier.

Géant débonnaire, François Corteggiani laisse derrière lui de nombreuses œuvres, témoins de son grand talent. Joël Saget/AFP

Géant débonnaire, François Corteggiani laisse derrière lui de nombreuses œuvres, témoins de son grand talent. « Je me souviens, par exemple, de sa merveilleuse série De silence et de sang, note Glénat. En 1985, c’est une série pionnière dans son domaine qui pour la première fois aborde de front la mafia et le monde du crime organisé. Ce fut un tel succès que nous avons créé dans son sillage un label « Police Series »… »

Auteur de nombreux albums de Regarde le chienet rédacteur en chef de la bande dessinée d’une couverture éphémère du magazine Gadget de pépin (de 2004 à 2009), il a dessiné ce personnage, créé en 1948, depuis 2011 dans Humanité. Le quotidien a rendu hommage à son «aux multiples talents« .

Ces dernières années, Corteggiani avait aussi repris le personnage de Lefranc, ce journaliste d’investigation flegmatique créé par Jacques Martin, le père d’Alix. « Pour les reprises de personnages statutaires comme Lefranc, il a su respecter l’univers du créateur tout en lui apportant continuité et fraîcheur, conclut Jacques Glénat. C’est un talent qui n’a pas été donné à tout le monde.

VOIR ÉGALEMENT – Décès du dessinateur français Jean-Jacques Sempé à l’âge de 89 ans

lefigaro – divertissement

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.