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Des enquêteurs français enquêtent sur le recours à des cabinets de conseil lors des élections de 2019 et 2022

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Le président français Emmanuel Macron fait face à d’éventuels problèmes juridiques après que les procureurs ont annoncé jeudi qu’ils enquêtaient sur le recours à des sociétés de conseil en gestion lors des élections de 2017 et 2022.

Une déclaration du parquet national financier n’a pas nommé spécifiquement la campagne de Macron. Cependant, l’équipe électorale du président français serait la cible principale de deux enquêtes distinctes.

Le titre du quotidien Le Monde est catégorique : « Affaire McKinsey : le rôle de la société de conseil dans les campagnes présidentielles de Macron au centre de deux enquêtes judiciaires. »

Le recours à des consultants a été mis à l’honneur en mars à la suite d’une enquête du Sénat français, qui a conclu que les dépenses publiques en consultants avaient plus que doublé entre 2018 et 2021 pendant le premier mandat de Macron.

Les dépenses totales ont atteint plus d’un milliard d’euros l’an dernier, un chiffre fréquemment cité par les opposants à Macron lors de sa candidature réussie pour un second mandat en avril.

Le site d’information d’investigation Mediapart a rapporté que des consultants du groupe américain McKinsey avaient travaillé gratuitement sur la campagne de Macron en 2017.

Laissons la justice faire son travail en toute indépendance

Le président dit « c’est à la justice de mener à bien ces enquêtes en toute indépendance ».

Le parquet a indiqué que deux enquêtes étaient en cours depuis octobre sur l’utilisation de consultants lors des élections de 2017 et 2022.

Ils enquêtent sur des accusations liées à une éventuelle fausse comptabilité de campagne électorale et à une sous-estimation des dépenses de campagne, ainsi qu’à un possible favoritisme et complot dans le favoritisme.

La France a des règles strictes sur le financement des campagnes qui imposent des limites à ce qu’un candidat est autorisé à dépenser.

Pour l’élection présidentielle de 2022, chaque candidat disposait au maximum de 16,8 millions d’euros pour le premier tour et de 22,5 millions d’euros pour le second.

Plusieurs hommes politiques français, dont Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ont été condamnés dans le passé pour avoir dépensé trop cher ou tenté de dissimuler des dépenses de campagne.

rfi

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