Divertissement

des mots et des choses, selon François Taillandier

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LA CHRONIQUE D’Etienne de Montety – L’écrivain dresse un constat de notre époque, de sa difficulté à parler clairement, à prendre de front la réalité.

François Taillandier est à la tête d’une œuvre romanesque, Nuits racines à Des hommes qui s’en vont, Anielka, Le cas gentil, où transparaît souvent un regard narquois et lucide sur le monde et ses vanités.

Aujourd’hui, l’écrivain est plus discret. Un livre nous apprend pourtant qu’il est toujours là, à l’affût. Il écoute, il voit, il ausculte. La Parole altérée est le fruit de ces années d’observation, on allait dire d’observation. Le spectacle du monde y est scruté à travers les médias : les mots et les choses. Est-ce inoffensif ? Qui l’ignore ? L’usage des mots façonne une réalité, sinon l’exprime avec justesse.

L’écrivain s’en tient aux mots, il n’entre pas dans le fond des sujets. Ce moraliste n’est pas un philosophe, encore moins un commentateur

C’est ce qu’il appelle avec Bataille le « travail des mots »: leur art d’imposer une vision, une façon de penser, rien d’innocent dans le choix d’un vocabulaire. Il y a longtemps eu une logomachie permanente dans la parole et même dans la conversation. Les marxistes parlaient de démocratie populaire pour décrire des régimes qui n’étaient ni démocratiques ni populaires. Aujourd’hui…

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