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Des pirates volent sa pension


Un homme de 69 ans s’est fait voler sa pension de retraite dans son compte bancaire chez BMO, par le biais de virements Interac qu’il prétend n’avoir jamais autorisés.

En allant magasiner dimanche dernier, René Goyette a vu son compte chuter à -47$, alors qu’il venait d’acheter pour 59$, sa seule dépense depuis qu’il a reçu sa rente des Employés et services publics (RREGOP), trois jours plus tôt, le 15 novembre.

Le citoyen sherbrookois a vérifié toutes les entrées et sorties d’argent de son compte pour se rendre compte que le 17 novembre dernier, deux virements Interac avaient été effectués pour un montant total presque équivalent à sa rente : 480 $ au nom de Scott MacDonald et 300 $ au nom d’Amy Jinkerson. Ces personnes lui sont inconnues et de plus, M. Goyette n’a jamais reçu de confirmation dans ses courriels que des fonds avaient été envoyés et acceptés par un destinataire.

« Cela signifie que le pirate a franchi plusieurs barrières. Il est entré dans mon compte, s’est donné des autorisations et des mots de passe et il est entré dans le système pour que je n’obtienne pas de confirmation. C’est très bien organisé ! Ou est-ce quelqu’un du réseau de la banque ? pense le retraité qui n’a plus les moyens de faire face à ses obligations financières.

Personne ne le rassure

Depuis dimanche, M. Goyette s’est joint au service des fraudes de BMO. Sa carte bancaire a été bloquée, le temps de vérifier ce qui s’est passé. Interac a également été contacté, mais l’entreprise de paiements numériques et la banque se seraient passé la responsabilité sans que lumière soit faite.

« Le gars d’Interac m’a même dit de contacter les gens pour leur demander de me rendre mon argent ! C’est ridicule ! »

Inquiet et inquiet qu’une faille de sécurité puisse potentiellement entraîner la fermeture d’autres victimes, M. Goyette s’est rendu lundi au guichet de sa banque.

« La personne m’a dit que c’était impossible que ça arrive ! J’ai trouvé ça un peu cavalier », raconte l’ancien webmestre de la Commission scolaire de Montréal.

« C’est effrayant ! Je n’ai plus d’argent et est-ce que je veux en remettre sur ce compte ? C’est comme si la police ne vous dirait pas où le voleur est entré. Vous sentiriez-vous en sécurité chez vous ? »

Le 23 novembre, quatre jours après avoir constaté la disparition de son argent, M. Goyette recontacte sa banque. Au moment de mettre sous presse, il n’avait pas été remboursé ni donné d’instructions pour assurer la sécurité de ses transactions.

« Dans leurs publicités, ils se vantent d’être super fiables et de protéger notre argent, mais quand quelque chose arrive, ils deviennent très silencieux », déplore M. Goyette.

Le retraité vit seul et affirme n’avoir jamais partagé le mot de passe de son compte bancaire avec qui que ce soit. Il le change régulièrement pour assurer sa sécurité, comme le recommandent les établissements.

Enquête ouverte

Sans commenter l’affaire pour des raisons de confidentialité, BMO nous a indiqué en fin de journée jeudi avoir ouvert une enquête et prendre le dossier « très au sérieux ».

Chez Interac, nous reconnaissons qu’une violation de la confidentialité peut survenir lorsqu’un attaquant obtient un accès non autorisé à un compte de messagerie. Un pirate pourrait détourner un virement vers son compte en accédant à une notification de virement si les fonds ne sont pas encore déposés, nous indique-t-on dans un mail. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé à M. Goyette, puisqu’il n’a pas fait de virement par courriel.

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