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Des squatteurs placés en garde à vue pour « actes de barbarie » contre un propriétaire


La maison était squattée « occasionnellement par plusieurs personnes, sûrement pour faire du trafic de stupéfiants ».

Non seulement ils squattaient sa maison, mais ils torturaient aussi son propriétaire. Pendant plusieurs mois, un homme d’une trentaine d’années a subi de nombreuses exactions de la part de personnes qui occupaient illégalement son domicile à Nancy, dans le quartier de la Chiennerie, a indiqué la Figaro une source policière, confirmant des informations L’Est républicain .

Si les prévenus étaient présentés ce jeudi 24 novembre aux magistrats du tribunal de Nancy, l’affaire ne devrait pas s’arrêter là : selon une source policière, les criminels auraient potentiellement utilisé le squat pour installer leur trafic de drogue.

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« Sous contrôle »

La maison était squattéeoccasionnellement par plusieurs personnes, sûrement pour faire le trafic de stupéfiants», confie au Figaro une source policière. Le propriétaire « était intellectuellement limité mais pas sous tutelle« , nous dit-on. C’est un membre de la famille de la victime qui a alerté les autorités, craignant de découvrir des contusions sur le corps de la victime.

« La victime était clairement sous influence, elle vivait sous la terreur de ces individus qui entraient et sortaient de son domicile comme ils l’entendaient.», rapporte une source proche du dossier. Les actes de torture perpétrés sur le jeune trentenaire ont été inspirés de scènes de films, selon cette même source. « Parfois il devait mordre la table avec ses dents, parfois il la brûlait avec des cigarettes ou ils le droguaient« , poursuit-elle.

Trafic de drogue ?

Au total, quatre individus ont été identifiés et trois d’entre eux ont été placés en garde à vue pour « actes de torture et de barbarie », a indiqué le Figaro le procureur de la République de Nancy François Perain. L’un des prévenus est majeur et les deux autres sont mineurs. De plus, l’un des bourreaux était en détention au moment de son arrestation. Il avait été incarcéré pour avoir tiré avec une arme à feu dans une boîte de nuit.

Selon une source proche du dossier, les tortionnaires ont également utilisé le logement de la victime pour orchestrer un trafic de drogue, mais les enquêtes sont toujours en cours. « Ce n’est malheureusement pas la première fois que la police doit faire face à un cas de ce type : les personnes âgées, isolées ou fragiles qui vivent dans ces quartiers difficiles tombent à répétition dans ce genre de piège. Les criminels les abusent alors psychologiquement et physiquement», glisse vers le Figaro une source policière. « La difficulté est de détecter ces cas, car, lorsqu’elles sont encerclées, les victimes vivent dans la peur d’en parler et, lorsqu’elles sont isolées, elles sont incapables de trouver une issue.« .

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lefigaro -fp

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