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Deschamps méfiant avant de défier le Maroc

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Le sélectionneur des Bleus a affronté les médias à la veille de retrouver le Maroc en demi-finale de la Coupe du monde.

Envoyés spéciaux à Doha

Son regard sur le public hostile aux Bleus ce mercredi : «Je n’aime pas le terme hostile, il met un aspect négatif. Ils ont un ferveur populaire, bien pour eux. Ça fait beaucoup de bruit, mes observateurs me l’ont répété maintes et maintes fois. Mes joueurs sont prévenus. Après, le soutien ou la ferveur ne marquent pas de buts. Préparer un match, c’est aussi se préparer à ce qui se passera sur le terrain et dans l’environnement. Le message est passé aux joueurs.»

La tactique du Maroc : «Pour ma part, je ne change pas d’objectif d’un match à l’autre. C’est toujours l’envie d’avoir le ballon, de créer des problèmes à l’adversaire et de marquer. C’est un rapport de force. Qu’on soit aussi habile que l’équipe marocaine sur les transitions rapides, c’est un moment où l’adversaire est en position offensive, avec des zones non occupées et en quelques secondes on arrive à créer des décalages et marquer des buts. Le Maroc ne renonce pas à avoir le ballon, chacun a son plan de match. Mais l’équipe de France va débuter le match pour l’obtenir le plus possible. Mais l’avoir pour l’avoir ne m’intéresse pas, il faut créer du danger.»

Le secret pour gagner : «Pour l’instant, on n’est qu’en demi-finale, même si c’est déjà un bon parcours. Le secret ? Il faut une combinaison de beaucoup de choses. Le premier est la qualité des joueurs. Vous ne pouvez pas y arriver sans cet aspect. Il faut une force collective, un état d’esprit, et parfois les matchs se gâtent. Il n’y a pas de recette miracle et il n’y a pas qu’une façon de gagner. Je m’adapte chaque jour afin de tirer le meilleur de chaque joueur pour l’équipe.»

Les gérants jouent très bien leur rôle.

Didier Deschamps

La défense du Maroc, qui n’a encaissé qu’un seul but depuis le début de la compétition : «Nous ferons de notre mieux pour trouver la solution. Cette équipe a la capacité de très bien défendre, tous les adversaires n’ont pas trouvé la solution, mais il ne faut pas la réduire uniquement au secteur défensif, sinon elle ne serait pas en demi-finale. C’est l’équipe qui a le mieux défendu, avec une organisation bien définie. J’ai tout regardé, mes observateurs ont vu tous les matches et il y a des éléments à prendre en compte. Notre objectif sera de créer des difficultés et de marquer.»

Ce qu’il pense des données dans le football moderne : «Si je te dis tout ce que je pense, je ne vais pas me faire d’amis. Aujourd’hui, les nouvelles technologies apportent à voir plus d’infos, sur sa propre équipe et sur l’adversaire. Vous devez faire le tri. Moi, dans les datas, je sors beaucoup de fiches, bon je suis de la vieille école, c’est plus sur l’iPad ou le téléphone (sourire). Certaines données ne m’intéressent pas, d’autres sont plus importantes, il y a toujours une marge d’erreur qui est importante par rapport aux chiffres qui sont annoncés. Cela donne une indication, ils sont là pour être confrontés à ce que j’ai pu voir avec mon staff pendant le match.»

Si son équipe le surprend : «Elle ne m’étonne pas. Entre le choix des joueurs, le quotidien du groupe et la seule vérité vient du terrain. Certains joueurs n’avaient pas l’expérience du niveau international, c’est la première compétition pour certains, on ne sait jamais comment ils peuvent réagir, notamment sur le plan émotionnel. Mais les cadres jouent très bien leur rôle, ça crée une dynamique très positive. C’est un plaisir d’être avec ce groupe. La meilleure recette, le meilleur ciment, ce sont les allumettes.»

C’est un match de foot et ça doit le rester.

Didier Deschamps

Le rôle d’Antoine Griezmann au Qatar : «Antoine était très bon. C’est un joueur qui a cette capacité à changer le visage de l’équipe par ce qu’il fait, son volume, sa touche technique, même si c’est dans un rôle un peu différent mais qui lui va très bien. Il prend autant de plaisir à faire un tacle ou une passe… Son rôle premier n’est pas de récupérer, mais il a la capacité d’éclairer le jeu avec sa patte gauche. Il pense toujours collectivement, il a une générosité au-dessus de la moyenne. Il a non seulement vécu des moments heureux, mais il a la mentalité, comme tous les grands joueurs, d’être là en cas de besoin.»

Récupération politique autour de France-Maroc : «Je n’ai aucun message. Je suis dans le sport, avant et après. C’est un match de foot et ça doit le rester malgré l’histoire, la passion… Chacun doit rester à sa place, les joueurs aussi et c’est très bien comme ça.»

Les belles performances de Dayot Upamecano : «Il y a eu un blocage émotionnel qui l’a retenu dans son expression par rapport à ce que je vois avec le Bayern. Au fil de nos discussions, je le sens plus détendu, confiant, ce qui lui permet de montrer ses qualités, il est rapide, il est bon dans le duel, il a une bonne capacité à relancer même s’il veut parfois améliorer des balles qui ne peuvent pas l’être… Il est ouvert, souriant. Il y a d’autres joueurs plus dans la réserve, il faut leur donner un peu plus de temps. Si je suis convaincu que le potentiel est là, il faut que ça passe à un moment donné. Je ne regrette pas d’avoir insisté. Il est plus détendu et maîtrise beaucoup mieux son sujet.»

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