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deux ex-cadres de la direction du chantier naval mis en examen


Deux anciens cadres de la Direction des chantiers navals ont été mis en examen fin juin pour homicides involontaires pour négligence sur la sécurité du personnel qui aurait «causé involontairement« La mort de quinze personnes dont onze Français en 2002 lors de l’attentat de Karachi (Pakistan), a-t-on appris vendredi 26 août de source proche du dossier.

Gérard C., chef de chantier, et Alain Y., chef de projet pour les contrats du sous-marin Agosta 90B, sont soupçonnés d’avoir sous-estimé les menaces qui pesaient sur les salariés de l’entreprise et ont également été mis en examen pour blessures involontaires, selon cette source confirmant une information du Monde. Ces premières mises en examen annoncées dans ce volet de l’enquête ouvrent la perspective d’un procès.

Protocole de sécurité « inadéquat »

Le 8 mai 2002, l’explosion d’un bus transportant des employés de la Direction des constructions navales internationales (DCNI) à Karachi fait quinze morts, dont onze Français. Selon les juges d’instruction antiterroristes parisiens, Gérard C. aurait mis en place un protocole de sécurité »inapproprié», notamment lors des déplacements entre le lieu d’habitation et le chantier des sous-marins, permettant d’identifier facilement les personnels et leurs parcours. Son supérieur Alain Y. aurait «validece protocole.

Ils auraient ainsisous-évalué» les risques d’agressions contre les salariés présents sur le site, alors que le contexte sécuritaire de la région était particulièrement «dégradé» depuis les attentats du 11 septembre 2001 avec la multiplication des attentats visant des étrangers ou des intérêts étrangers. Selon Me Marie Dosé, avocate des parties civiles, interrogée par l’AFP, «ces mises en examen étaient très attendues par (ses) clients, à l’origine de la plainte déposée il y a plus de 10 ans contre DCN« .

Deux thèses opposées

« Les manquements flagrants aux obligations de sécurité incombant à l’employeur ont facilité l’attaque : il était temps que la justice agisse enfin sur cette réalité« . Lors d’une réunion en avril, les trois magistrats saisis de l’information judiciaire avaient informé les parties civiles des actes accomplis tant sur le volet strictement terroriste que sur celui des atteintes à la sécurité de l’époque.

Après deux décennies, cette attaque n’a pas été élucidée et deux thèses s’affrontent. L’attaque semble avoir été soigneusement préparée avec des moyens sophistiqués. Et la piste d’Al-Qaïda, qui n’a pas revendiqué l’attentat mais l’a approuvé, s’est imposée au premier magistrat antiterroriste saisi des faits, Jean-Louis Bruguière. Dès 2009, l’enquête de son successeur Marc Trevidic s’est orientée vers l’hypothèse de représailles pakistanaises après l’arrêt des versements de commissions dans le cadre d’un contrat d’armement.

lefigaro -fp

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