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deux vaccins recommandés et remboursés pour les bébés


Les parents de nouveau-nés sont invités à les faire vacciner contre cette infection qui n’est pas forcément bénigne chez les tout-petits.

Maladie essentielle de l’enfance, la gastro-entérite n’est pas toujours anodine. Les infections à rotavirus, principales causes de cette maladie chez l’enfant, provoquent ainsi quelque 28 000 consultations aux urgences et 20 000 hospitalisations d’enfants de moins de 3 ans chaque année. Principalement en cause : la déshydratation induite par des vomissements et diarrhées à répétition, très dangereux chez le nourrisson.

Depuis ce samedi, les deux vaccins existants contre ces virus (Rotarix, qui ne cible qu’une seule souche de rotavirus, et RotaTeq qui en contient cinq) sont recommandés et remboursés à 65 % par l’Assurance-maladie. Ils sont efficaces à environ 80% contre les infections et les hospitalisations s’ils sont administrés dès l’âge de 2 mois, précise le ministère de la Santé. Toutes les doses doivent avoir été administrées avant 6 mois pour Rotarix et 8 mois pour RotaTeq. Cette vaccination n’est pas obligatoire pour le moment.

De nouvelles données rassurantes

Ce ne sont pas de nouveaux traitements qui arrivent sur le marché. La France avait suspendu leur inscription au calendrier vaccinal en 2015, après deux ans d’utilisation, en raison d’une incertitude sur la balance bénéfice-risque : l’intussusception aiguë (l’intestin du bébé se replie sur lui-même avec risque de nécrose) semble avoir augmenté dans certaines grandes- échelle vaccinant les pays.

De nouveaux résultats cet été ont conduit la Haute Autorité de santé à se prononcer à nouveau en faveur de la vaccination. Les experts estiment maintenant le risque accru maximal à 6 cas pour 100 000 enfants dans la semaine suivant l’ingestion de ces vaccins oraux et conseillent d’informer les parents des signes avant-coureurs, car l’intussusception aiguë (AII) se traite bien. s’il est traité à temps. Les symptômes à surveiller dans les 7 jours après que le bébé a reçu la dose sont des pleurs inhabituels, un refus de s’alimenter ou de boire, des vomissements, une pâleur, un bébé « flasque » (hypotonie) et la présence de sang dans les selles.

Paradoxalement, la vaccination pourrait également aider à prévenir les cas d’IIA, notent les experts. En effet, l’intussusception aiguë peut également être causée par diverses infections virales, dont les infections à rotavirus. Ainsi, en empêchant de nombreux enfants de contracter le virus, on réduirait pour eux ce risque associé.

lefigaro -helth

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