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Dommages climatiques pour les plus pauvres : la COP27 adopte le principe d’un fonds spécial


La COP27 a adopté dimanche une résolution prévoyant notamment la création d’un fonds dédié pour financer les dommages climatiques déjà subis par les pays « particulièrement vulnérables », une décision qualifiée d' »historique » par ses promoteurs.

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La décision a été adoptée par consensus en assemblée plénière sous un tonnerre d’applaudissements, à l’issue de la conférence annuelle de l’ONU sur le climat à Charm el-Cheikh, en Égypte.

Il souligne le « besoin immédiat de ressources financières nouvelles, supplémentaires, prévisibles et adéquates pour aider les pays en développement qui sont particulièrement vulnérables » aux impacts « économiques et non économiques » du changement climatique.

Parmi ces modes de financement possibles figure explicitement la création d’un « fonds de réponse aux pertes et préjudices », une demande forte des pays en développement, qui se sont unis sur ce dossier.

Les modalités de mise en œuvre de la décision, et donc du fonds, devront être élaborées par un comité spécial pour adoption lors de la prochaine COP28, fin 2023 aux Émirats arabes unis.

La question des « pertes et dommages », plus que jamais au centre des débats après les inondations dévastatrices qui ont récemment frappé le Pakistan et le Nigeria, a failli faire dérailler la COP27.

Elle n’a été mise à l’ordre du jour qu’au tout dernier moment, après de longues réticences des pays riches, et à condition que la question d’une éventuelle responsabilité juridique ou d’une indemnisation soit écartée.

Les pays développés se sont alors longtemps opposés à toute idée de fonds dédié.

Enfin, l’Union européenne a fait une offre jeudi, à la veille de la clôture prévue de la conférence, acceptant un fonds, à condition qu’il soit réservé aux pays « particulièrement vulnérables », ce qui exclurait les pays en développement qui ont connu une forte croissance de leur richesse, comme la Chine.

Cette mention est bien dans la résolution adoptée mais ne concerne pas directement le fonds.

L’UE souhaitait également mentionner un élargissement de la « base des contributeurs », qui permettrait d’inclure la Chine. Mais cette éventualité devra être discutée en commission et fera certainement l’objet d’âpres débats.

Les États-Unis, première puissance économique mondiale et pollueur historique, et la Chine sont restés publiquement très discrets sur cette question.

Mohamed Adow, directeur de l’ONG Power Shift Africa, ardent défenseur du fonds, s’est félicité de cette adoption : « Au début de ces pourparlers, les pertes et dommages n’étaient même pas à l’ordre du jour. Et maintenant nous entrons dans l’histoire ».



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