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Downbeat Macron avertit la France de se préparer aux « sacrifices » à venir

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Le président français Emmanuel Macron a averti que la France faisait face à des « sacrifices » dans une nouvelle ère marquée par le changement climatique et la guerre en Europe.

Après l’été de sécheresse en France, des incendies de forêt massifs et des tempêtes meurtrières, ainsi que des pertes de vies humaines continues en Ukraine, le dirigeant de 44 ans a livré mercredi un message sombre à la première réunion du cabinet après les traditionnelles vacances d’août.

« Je crois que nous sommes en train de vivre un point de basculement ou un grand bouleversement. D’abord parce que nous vivons… ce qui pourrait ressembler à la fin de l’abondance », a-t-il déclaré.

Le discours semblait destiné à préparer le pays à ce qui s’annonce comme un hiver difficile, avec une forte hausse des prix de l’énergie et de nombreuses familles luttant pour faire face au coût de la vie.

Avant le sixième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par Moscou, Macron avait promis mardi que le soutien européen à Kyiv durerait « à long terme » malgré l’impact sur les consommateurs européens.

« Notre système basé sur la liberté dans laquelle nous avons pris l’habitude de vivre, parfois quand nous devons la défendre, cela peut impliquer de faire des sacrifices », a déclaré Macron aux ministres, reprenant des propos qu’il avait tenus le 19 août lors de ses vacances dans le sud de la France.

Le président avait appelé les Français à « accepter de payer le prix de la liberté ».

Mercredi, il a également évoqué le temps sauvage qui a frappé la France au cours de l’été, augmentant les craintes quant au rythme du changement climatique.

« Ce tour d’horizon que je fais – la fin de l’abondance, la fin de l’insouciance, la fin des a priori – c’est finalement un point de basculement que nous traversons qui peut amener nos concitoyens à ressentir beaucoup d’anxiété », a poursuivi Macron.

« Face à cela, nous avons des devoirs, dont le premier est de parler franchement et très clairement, sans pessimisme », a-t-il ajouté.


Opposé au sacrifice

L’inflation française a été enregistrée à 6,1% le mois dernier, l’un des taux les plus bas d’Europe grâce à de coûteux plafonnements gouvernementaux des prix de l’électricité et du gaz, ainsi qu’à des réductions d’impôts sur l’essence et le diesel.

« Nos mesures ont fonctionné. A part Malte, personne ne fait mieux que nous », a déclaré le porte-parole du gouvernement Olivier Veran à l’issue du conseil des ministres.

Mais les syndicats font pression pour des salaires plus élevés et ont appelé à une journée de grèves et de rassemblements le 29 septembre.

Le chef du syndicat d’extrême gauche CGT, Philippe Martinez, a déclaré à la télévision BFM que le discours du président était « inapproprié », ajoutant que les plus pauvres payaient déjà le prix de la guerre et qu’il ne fallait pas s’attendre à de nouveaux sacrifices.

« Il leur demandera [sacrifices] et nous nous opposerons à eux », a déclaré Martinez.

« Discours de précaution »

Macron a été réélu pour un second mandat en avril mais a perdu sa majorité parlementaire lors des élections de juin, ce qui signifie que la Première ministre Elisabeth Borne dirige un gouvernement minoritaire qui dépend des partis d’opposition pour adopter des lois.

Bernard Sananes, le chef du groupe de sondage Elabe, s’est dit frappé par le changement de ton de Macron qui avait toujours cherché à offrir de l’espoir aux citoyens, même pendant les moments les plus difficiles de l’épidémie de Covid-19.

« Ses déclarations ont toujours eu une perspective optimiste, avec finalement l’idée qu’il y avait un espoir sur lequel il fallait se concentrer et son désir de le réaliser », a-t-il déclaré à l’AFP.

Le discours de mercredi était un « discours de précaution » afin de souligner que « nous devons être préparés pour les temps difficiles à venir », a ajouté Sananes.

« Ce n’était pas un discours pessimiste sur l’avenir », a déclaré une source gouvernementale aux journalistes sous couvert d’anonymat. « C’était un discours qui décrivait l’état du pays, de l’Europe et du monde en termes lucides. »

(avec AFP)



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