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Elizabeth II et Philip, un mariage pour traverser les épreuves


Elizabeth et Philip se sont mariés le 20 novembre 1947. Clé de voûte/Zuma/Leemage

SPÉCIAL (2/9) – Le Figaro Hors-Série, qui consacre un numéro exceptionnel à la reine, raconte neuf jours cruciaux de la vie de la souveraine. Aujourd’hui, 20 novembre 1947, jour du mariage avec Philippe.

En quittant l’abbaye de Westminster, elle rayonne au bras de son Viking. Philippe et Elisabeth scellèrent leur union selon le rite anglican. La princesse héritière n’avait que treize ans lorsqu’elle rencontra le prince de Schleswig-Holstein, fils d’André de Grèce. Par sa mère, Alice de Battenberg, il est un arrière-arrière-petit-fils de la reine Victoria, tout comme Elizabeth par son père. Les deux cousins ​​s’étaient sans doute croisés lors de réunions de famille, mais c’est à la base navale de Dartmouth, où Philip était cadet, qu’ils se sont regardés. Le neveu et protégé de Louis Mountbatten, cousin de George VI, n’a pas encore dix-huit ans. Tout en jouant au croquet avec Elizabeth et Margaret, puis au tennis, le jeune homme jouait au paon. Lilibet l’a trouvé très beau.

Pendant la guerre, retirée avec sa sœur au château de Windsor alors que leurs parents affrontaient le Blitz de Buckingham Palace qui fut bombardé à plusieurs reprises, Elizabeth correspondit avec le jeune homme, qui était au front. Contrairement à son épouse, le roi George VI n’a pas trop mal vécu ce début d’idylle, mais sa fille était encore si jeune ! Elle ne savait rien de la vie, des hommes. Quant à Philippe, il le trouvait trop séduisant et surtout un peu trop viril pour se contenter de la deuxième place s’il devait épouser la princesse héritière.
Néanmoins, le couple royal invite le jeune prince, dès sa première permission, en 1946, à passer trois semaines à Buckingham, puis à séjourner durant l’été au château de Balmoral, en Écosse. Elizabeth a une prédilection particulière pour cette maison, achetée par la reine Victoria en 1852. Elle voue un véritable culte à sa grand-mère.
Fringant, plein d’un humour cavalier qui ne lui déplaît pas, Philip chasse Elizabeth dans sa MG verte. Il roule vite. Il la fait rire. Souvent, ils galopent aussi à travers la campagne, se perdent, ou font semblant, et reviennent, ivres de liberté pour assister à un dîner au son de la cornemuse. Les hommes sont en kilt obligatoire. Elizabeth rigole quand Philip fait le clown avec le sien.

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Un jour, au bord d’un lac, le lieutenant de la Royal Navy se déclare. Lilibet veut taper dans ses mains. Mais elle sait qu’elle devra se battre pour convaincre ses parents. Pas un instant elle ne doute d’avoir gagné son procès. Philippe a dû renoncer à ses titres, à son nom – il adopte celui de son oncle Lord Mountbatten – et à la religion orthodoxe dans laquelle il a été baptisé. Mais le nouveau duc d’Édimbourg presse le roi de poursuivre sa carrière dans la marine. Philip obtient un emploi à l’Amirauté. Elizabeth attend son premier enfant. Charles est né le 14 novembre 1948. Son père le trouvait un peu trop potelé. Bientôt il le surnommera « Plum Pudding ». Philip a surtout hâte de partir pour Malte, où il a été nommé commandant en second du destroyer HMS Checkers. Laissant son fils aux soins d’infirmières sous la surveillance de sa mère et de la reine Mary, Elizabeth s’empresse de rejoindre son mari.
Comme la vie est heureuse ! Comme Lilibet se sent libre dans la villa Guardamangia où résident les Mountbatten. Il n’y a que des sorties en mer, des dîners, des matchs de polo, des danses, des fous rires. Philippe prend bientôt le commandement d’une frégate. Quant à Elizabeth, elle attend à nouveau un enfant. C’est à Londres qu’elle a donné naissance à la petite Anne le 15 août 1950, pour partir au plus vite vers l’île ensoleillée.

Elizabeth a-t-elle même remarqué le teint cendré de son père ? Son souffle devient de plus en plus court ? Probablement pas. Elle n’a que vingt-quatre ans. Elle est en amour. Heureux. Et l’existence à Malte est si délicieuse ! Mais en juillet 1951, le duc et la princesse héritière sont rappelés en Angleterre. L’état de santé de George VI est de plus en plus préoccupant.
Elizabeth remplace son père dans la plupart des événements officiels. Avec Philip, elle se rend au Canada, puis le couple part en tournée à travers le Commonwealth. C’est au Kenya, en observant des animaux sauvages du haut d’un figuier, qu’elle apprend que le roi George VI est mort à Sandringham le 6 février 1952. Dans l’avion la ramenant à Londres, Elizabeth s’isole avec Philip. Personne d’autre que lui ne devrait la voir pleurer.

Cet article est extrait de Figaro Hors-Série « Elisabeth II, La Dernière Reine ».

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