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En litige avec Qatar Airways, Airbus demande réparation


La situation s’est envenimée fin janvier, lorsque le constructeur a pris la décision d’annuler une commande.

Pas d’apaisement en vue dans le contentieux qui oppose Qatar Airways à Airbus depuis des mois. Le constructeur a demandé lundi à la justice britannique, saisie depuis janvier, d’infliger une amende de 220 millions de dollars à la compagnie pour avoir refusé de prendre livraison de deux A350. Cela a provoqué la colère de ce dernier, qui accuse Airbus de ne faire aucun effort pour régler ce différend.

Elle a décidé de clouer au sol un A350 neuf, portant à 22 le nombre d’appareils immobilisés sur 53. Qatar Airways réclame depuis des semaines une indemnité de 618 millions de dollars, assortie d’une amende de 4 millions par jour d’immobilisation, à Airbus. . La situation s’est envenimée fin janvier lorsque le constructeur a pris la décision rarissime d’annuler une commande de 50 A321neo à Qatar Airways, en application d’une pratique courante dans l’aéronautique, connue sous le nom de « clauses croisées ».

Elle prévoit qu’un manquement – le refus de prendre livraison, par exemple – d’un client aux termes d’un contrat donne au constructeur le droit de renégocier ou de résilier d’autres contrats avec le même client. A l’origine du litige, la détérioration rapide des surfaces du fuselage de certains A350. Airbus a reconnu le problème et a fourni une solution, certifiée par les régulateurs européens (EASA) et américains (FAA). Ils ont inspecté les avions et ont constaté que la sécurité des vols n’était pas compromise.

De son côté, Qatar Airways estime qu’il s’agit d’un défaut de conception. Les autres compagnies qui ont des A350 ont appliqué les remèdes et font voler leurs avions. En toile de fond de ce contentieux, la morosité du trafic international long-courrier, dont dépend Qatar Airways.

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