L'Europe

Eva Kaili risque de retirer son siège à l’eurodéputée alors que l’enquête sur la corruption au Qatar s’élargit

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Une réunion extraordinaire de la « conférence des présidents » sera convoquée mardi au Parlement européen pour voter sur l’opportunité de mettre fin au mandat de l’eurodéputée Eva Kaili, impliquée dans une enquête de corruption impliquant le Qatar.

La politicienne grecque a déjà été déchue de ses responsabilités de vice-présidente du parlement. Elle et trois autres personnes inculpées sont soupçonnées d’avoir reçu de l’argent ou des cadeaux pour influencer la prise de décision. Doha nie toute faute.

Si les dirigeants politiques du parlement proposaient de retirer Kaili de son siège, cela serait alors soumis à un vote complet des députés.

La police belge a effectué de nouvelles descentes lundi, dont une dans un bureau du Parlement européen, alors que l’enquête sur la corruption s’élargissait.

Dans un communiqué, le Parquet fédéral belge a indiqué que les ressources informatiques de dix personnels parlementaires avaient été « gelées » pour éviter la « disparition des données nécessaires à l’enquête ». Ils ont ajouté que le but de la perquisition au Parlement européen était « de saisir ces données ».

Les principaux politiciens du bloc ont fermement condamné le scandale de corruption qui secoue l’organe législatif de l’UE. La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a parlé des « ennemis de la démocratie pour qui l’existence même de ce Parlement est une menace, rien ne les arrêtera ».

« Au total, 20 perquisitions ont été effectuées depuis le début des opérations, dont 19 chez des particuliers et celle dans les bureaux du Parlement européen », ont conclu les enquêteurs belges.

Les sommes saisies lors des perquisitions effectuées jusqu’ici sont spectaculaires : « 600.000 € au domicile d’un des suspects, plusieurs centaines de milliers d’euros dans une valise dans une chambre d’hôtel bruxelloise et environ 150.000 € dans un appartement appartenant à un député de la Parlement européen », selon le parquet fédéral.

Dans un discours fort, Metsola a parlé d' »acteurs malveillants, liés à des pays tiers autocratiques [that] auraient armé des ONG, des syndicats, des particuliers, des assistants et des députés au Parlement européen ».

Quatre personnes arrêtées, dont Kaili, ont été inculpées de corruption et de blanchiment d’argent.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, chef de l’exécutif de l’UE, a déclaré que les accusations portées contre Kaili menaçaient la confiance que les citoyens européens accordent aux institutions du bloc des 27 nations.

Elle a déclaré que l’organe d’éthique indépendant qu’elle proposait de créer couvrirait les activités de lobbying auprès de la Commission européenne, du Conseil européen et du Parlement européen, ainsi qu’auprès de la Banque centrale européenne, de la Cour européenne de justice et de la Cour des comptes européenne.

Doha a rejeté toute allégation d’inconduite en affirmant que « toute association du gouvernement qatari avec les allégations signalées est sans fondement et gravement mal informée ».

Regardez notre reportage vidéo dans le lecteur ci-dessus.

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