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Eva Kaili, vice-présidente du Parlement européen et ex-star du JT, au coeur d’une enquête pour corruption avec le Qatar

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Eva Kaili a été arrêtée vendredi 9 décembre dans le cadre d’une enquête pour corruption par le Qatar au Parlement européen. Capture d’écran Instagram

Après plusieurs mois d’enquêtes, quatre personnes ont été arrêtées par la police belge, dans le cadre d’une enquête pour corruption et blanchiment d’argent au sein du Parlement européen. Parmi eux, Eva Kaili, inculpée et incarcérée ce dimanche 11 décembre.

Le scandale est retentissant : vendredi 9 décembre, quatre personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête pour corruption et blanchiment d’argent au sein du Parlement européen et impliquant le Qatar. La police soupçonne en effet le pays du Golfe, qui accueille actuellement la Coupe du monde, d’influencer les décisions économiques et politiques de l’instance parlementaire en « versant des sommes importantes ou en offrant des cadeaux importants à des tiers ayant une position politique ou stratégique significative ». Cela en échange de redorer son blason à l’international, jusque-là entaché par les polémiques autour de la compétition de football : traitement de ses travailleurs immigrés, non-respect des droits de l’homme, catastrophe écologique.

Parmi les quatre suspects figurait l’eurodéputée socialiste grecque Eva Kaili, l’une des 14 vice-présidentes du Parlement européen. Arrêtée à Bruxelles, elle vient d’être officiellement inculpée et incarcérée, ce dimanche 11 décembre, a indiqué l’AFP. Son mari, assistant parlementaire attaché au groupe des socialistes et démocrates (S&D), est soupçonné de complicité. Lors de la perquisition de leur domicile deux jours plus tôt, la police belge a trouvé 600 000 euros en espèces. Le père de l’élu a également été interpellé en possession d’une valise remplie de billets. Le parti politique grec d’Eva Kaili, le PASOK, a annoncé sa décision de la « révoquer ».

D’architecte à présentateur TV

Blonde aux yeux bleus perçants, Eva Kaili est née en 1978 à Thessalonique, une ville portuaire grecque sur la mer Égée. Elle a étudié l’architecture à l’Université Aristote, où elle s’est illustrée, sans toutefois en faire son métier. A l’aise avec son image et sachant manier le verbe, elle décide en 2005 d’entreprendre des études de journalisme, alors âgée de 27 ans. Parallèlement, elle est embauchée par la chaîne Mega TV en tant que présentatrice du journal télévisé.

Si elle ne semblait pas promise aux hautes sphères de la politique, Eva Kaili s’est pourtant toujours intéressée à l’avenir de son pays et aux grands dossiers diplomatiques. En 1998, alors qu’elle étudie l’architecture, elle est élue au conseil municipal de la ville, sous l’étiquette du PASOK (Mouvement socialiste panhellénique, NLDR), comme l’indique son site officiel.

Passionné de robotique

Après une première défaite aux élections législatives de 2004, Eva Kaili prend sa revanche trois ans plus tard et devient membre du Parlement grec, à seulement 29 ans. Avec ses parcours variés, et fidèle à son parti politique, elle rejoint ensuite le Parlement européen en 2014. Celle qui ne semble jamais se lasser des bancs d’école approfondit alors ses connaissances en se lançant, une nouvelle fois, dans des études. études internationales et européennes à l’Université du Pirée, alors qu’elle fête ses 33 ans.

Parallèlement, l’élu travaille depuis plusieurs années pour les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle. Elle est également présidente du comité consultatif sur l’intelligence artificielle et la technologie blockchain (technologie de stockage de données, ndlr) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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Liens qatariens

Les investigations de la police belge pourraient néanmoins mettre un terme à la carrière fulgurante de l’eurodéputé. Arrêté ce vendredi 9 décembre, ce dernier est donc suspecté dans une affaire de corruption et de blanchiment d’argent avec le Qatar, pays critiqué en marge de sa Coupe du monde pour le traitement de ses travailleurs, le non-respect des droits de l’homme et ses positionnement écologique.

Début novembre, avant le début du concours, Eva Kaili avait rencontré le ministre qatari du Travail Ali bin Samikh Al Marri. L’élu grec avait salué, au nom de l’Union européenne, l’engagement du Qatar à « poursuivre les réformes du travail ». Au vu des enquêtes policières, difficile de ne pas penser à cette phrase, prononcée moins d’un mois plus tard, le 22 novembre, à la tribune du Parlement européen : « Le Qatar est un leader en matière de droit du travail »…

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