Divertissement

Françoise Sagan, l’admirable légèreté d’être sur Arte

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La manière dont Françoise Sagan (ici à Cannes en 1954) a remporté le succès de Bonjour Tristesse force encore l’admiration aujourd’hui Edouard Quinn

CRITIQUE – Le film de Priscilla Pizzato revient avec une grande habileté sur le phénomène lié à la sortie de Bonjour Tristesse . Bonjour Saganun documentaire inédit à ne pas manquer ce mercredi 30 novembre à 22h45 sur Arte et sur arte.tv.

Elle nous manque, Françoise Sagan, et c’est sans doute son humilité et son détachement qui manquent à notre époque. Bonjour Tristesse était un phénomène, on le sait, mais la manière dont le romancier reçoit ce succès force l’admiration. Le beau documentaire écrit et réalisé par Priscilla Pizzato l’illustre parfaitement.

Un million d’exemplaires vendus

Rappelons quelques faits. Dans la France de René Coty, le 15 mars 1954, sort un roman qui fait l’effet d’une explosion : Bonjour Tristesse. Le contenu, le style et l’âge de l’auteur – 18 ans au moment de la publication. Un million d’exemplaires vendus. Traductions dans le monde entier. Tout explose !

Dans les dix premières minutes du film, le mot « scandale » revient sans cesse. A aucun moment pourtant, Sagan ne perd son détachement, sa légèreté qui n’est pas le contraire de la profondeur. Pour elle, le succès de son livre n’est pas mérité ! Comment a-t-elle commencé ? « J’ai raté un examen à la Sorbonne, j’avais rien à faire, il y avait une machine à écrire, alors j’ai écrit »elle explique.

Un grand lecteur

En janvier 1953, Julliard flaire le filon, elle signe un contrat. Le livre est entouré d’une bannière : « Le diable au coeur ». L’éditeur a le sens du marketing. Lorsqu’elle annonce la bonne nouvelle à ses parents, ceux-ci lui rétorquent : « Peignez-vous les cheveux et lavez-vous les mains avant de manger… » Son père: « Vous ne garderez en aucun cas mon nom pour vos bêtises… » Françoise Quoirez retrouve le pseudonyme de Sagan dans Proust, comme elle avait emprunté le titre à Éluard. Elle n’a peut-être pas brillé académiquement, c’est une grande lectrice.

« Monstre charmant »

La fusée Bonjour Tristesse a été mis sur orbite par le Prix des Critiques, alors une valeur sûre. Alors que son éditeur lui demande d’être prête au cas où elle remporterait le prestigieux prix littéraire, Françoise Sagan ne pense qu’à une chose : se rendre à Senlis pour une soirée surprise. « J’ai prié le ciel de ne pas avoir ce prix et de pouvoir aller à cette fête. j’étais inconscient »dira-t-elle plus tard.

Après le prix, c’est la critique de François Mauriac, à la Une du Figaro, qui jouera un rôle décisif – le documentaire le dit. Le chroniqueur parle d’un “Charmant monstre de 18 ans”. Et écrit : « Le mérite littéraire y éclate dès la première page et n’est pas discutable ». On parlera beaucoup de l’incroyable force de ce texte, et le film d’Otto Preminger y ajoutera son parfum de scandale. Dans ces 52 minutes, Catherine Deneuve en lit des extraits. Cela décuple le charme, qui n’a jamais cessé d’opérer.

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