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Google et Meta accusés d’avoir conclu un accord anticoncurrentiel

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Les dirigeants des deux géants de l’Internet font l’objet d’une plainte déposée ce vendredi par plusieurs Etats américains.

Les plus hauts dirigeants de Google et Meta (maison mère de Facebook) ont été directement impliqués dans un accord illégal signé en 2018 pour asseoir leur domination du marché de la publicité en ligne, selon les accusations des États américains.

Une coalition d’États conduite par le Texas a déposé vendredi 14 janvier devant un tribunal de New York une nouvelle version du texte des poursuites initialement lancées contre Google en décembre 2020. Selon leurs accusations, le géant de la recherche en ligne a cherché à évincer la concurrence en manipulant enchères publicitaires – le système de pointe qui détermine quelles publicités apparaissent sur les pages Web en fonction d’un profil d’utilisateur anonymisé.

Sundar Pichai et Sheryl Sandberg au cœur du projet

Les documents juridiques révélés vendredi font clairement référence aux patrons de Google, Sundar Pichai et Philipp Schindler, ainsi qu’à Sheryl Sandberg pour Facebook, même si son nom est barré d’un épais trait noir. « Ces négociations ont abouti en septembre 2018 à un accord entre Google et Facebook signé par Philipp Schindler, vice-président et directeur des ventes et des opérations de la branche publicité de Google, et Mrs. … (nom barré, ndlr), directrice des opérations et membre du conseil d’administration de Facebook, qui a elle-même dirigé la publicité chez Google., détaillent les procureurs de la République. « Le PDG de Google, Sundar Pichai, a également personnellement approuvé les termes de l’accord », ajoutent-ils. La plainte cite un e-mail de Sheryl Sandberg à Mark Zuckerberg, dans lequel elle décrit le projet comme « Stratégiquement très important ».

Selon le parquet, Google craignait qu’un système alternatif d’attribution des espaces publicitaires ne soit trop largement adopté, permettant aux éditeurs de sites de contourner ses commissions. Le groupe californien aurait alors convaincu son voisin de former une alliance. « L’accord non exclusif avec Google et les accords similaires que nous avons avec d’autres plates-formes d’enchères ont contribué à accroître la concurrence pour les emplacements d’annonces », a réagi un porte-parole de Meta. « Ces relations professionnelles permettent à Meta d’offrir plus de valeur aux annonceurs tout en rémunérant équitablement les éditeurs : tout le monde y gagne », il a continué.

Google n’a pas immédiatement réagi à une demande de l’AFP.

Les deux géants de la Tech, comme Apple et Amazon, sont accusés d’abus de position dominante par un nombre croissant d’autorités aux Etats-Unis. Google détient 28,6% du marché mondial de la publicité digitale en 2021, selon le cabinet eMarketer, juste devant son voisin Facebook et ses 23,7% de part du gâteau.


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