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Guillaume Désanges nommé au Palais de Tokyo

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Rendez-vous surprise au Palais de Tokyo : Guillaume Désanges a été choisi par l’Elysée, sur proposition de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, pour diriger l’institution culturelle parisienne. Il remplacera Emma Lavigne, partie en octobre pour la collection Pinault. Le nom de ce critique d’art et commissaire d’exposition indépendant avait échappé aux rumeurs. Mais sa réputation n’est plus à faire dans le monde de l’art, dont il bouscule les lignes depuis près de vingt ans. « Le Palais de Tokyo est un défi passionnant, et j’ai pensé que c’était le bon moment pour moi et pour le Palais, il nous a dit. Il a la puissance d’une grande institution et la souplesse d’un centre d’art : c’est une belle opportunité sur laquelle s’appuyer. « 

Pour y avoir travaillé à plusieurs reprises, il connaît les moindres recoins de l’institution et de son potentiel : « En 2004, avec le plasticien Thomas Hirschhorn, j’ai initié le projet 24 heures Foucault, ce qui correspond bien à l’idée d’un lieu de vie que je défends aujourd’hui » : le palais, alors peuplé de conversations incessantes autour du philosophe, offrait un autre rapport au public. Quatorze ans plus tard, il reviendra accompagner l’artiste Neïl Beiloufa, autour d’une proposition tout aussi explosive.

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Formé au management et à la philosophie, Guillaume Désanges s’est lancé dans le domaine de l’art, fort de l’audace de l’autodidacte.

Du public au privé, des projets confidentiels aux expositions grand public, du Smak à Gand en Belgique au festival Performa à New York, son parcours est riche et original : formé au management et à la philosophie, Guillaume Désanges est entré sur le terrain de l’art audacieux de l’autodidacte. Initiateur de « conférences-performances », en charge de la programmation de La Verrière Hermès, à Bruxelles, depuis 2013, récemment appelé à la direction du Salon de Montrouge (Hauts-de-Seine), il a également orchestré de vastes expositions thématiques : conçu en 2011 avec Hélène Guenin au Centre Pompidou-Metz, « Erre » consistait en des variations sur le labyrinthe ; « The French Spirit », imaginé avec son complice François Piron, convoquait le paysage underground de la France des années 1970 et 1980 à la Maison Rouge, à Paris, en 2017.

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Un projet biennal hors les murs

Sa stratégie en tant que futur président est conforme à ces expériences. « Mon objectif est de faire du Palais de Tokyo un lieu réactif, indéterminé, un peu sauvage, sensible aux enjeux de société et à l’actualité. Un lieu à l’identité quelque peu trouble et fluide, qui accueille une variété d’espèces, une élasticité de formes, sans pour autant devenir l’auberge espagnole », souligne Guillaume Désanges.

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