Skip to content
Herb Carnegie, le pilier de la diversité


TORONTO | Après plusieurs années d’attente, le Hall of Fame ouvrira ses portes à Herb Carnegie lundi soir. Quand on lit son parcours, on se rend compte que le Québec a eu un impact majeur sur sa carrière.

• Lisez aussi : Temple de la renommée du hockey : Les Sedin dans une classe à part

• Lisez aussi : Daniel Alfredsson : l’histoire d’une paire de patins oubliée

• Lisez aussi : « Je veux jouer dans la LNH » a répété Roberto Luongo

À ce jour, il est toujours considéré comme le meilleur joueur de couleur à avoir jamais joué dans la LNH.

Et ce n’était pas une question de talent. Dans les années 1940 et 1950, Carnegie n’a pas pu réaliser son rêve de jouer dans la LNH en raison de la couleur de sa peau.

Alors qu’il jouait pour les Rangers de Toronto dans la Ligue junior A, Carnegie a joué et pratiqué au Maple Leafs Garden en 1938.

L’entraîneur des Rangers prend son joueur à part. Il désigne le propriétaire des Leafs, Conn Smythe, assis dans les gradins. « Il a dit qu’il donnerait 10 000 dollars à quiconque pourrait transformer Herb Carnegie en une personne blanche. »

Mots émouvants pour l’athlète. Les Maple Leafs étaient son équipe préférée en grandissant. Carnegie s’est ensuite tourné vers le hockey senior.

Lien fort avec le Québec

Après quelques essais infructueux, Carnegie se retrouve dans la Ligue senior du Québec.

Avec son frère Ossie et Manny McIntyre, il forme la première ligne composée entièrement de joueurs noirs. Ils ont joué avec les Cataractes de Shawinigan et les Randies/Saint-François de Sherbrooke entre les saisons 1944 et 1949.

Carnegie avait remporté le championnat des marqueurs et le titre de joueur par excellence du circuit québécois en 1947, 1948 et 1949. Il avait été invité à camper avec les Rangers de New York, mais ne s’est vu offrir qu’un contrat de ligue mineure malgré ses excellentes performances.

Par la suite, il a porté les couleurs de l’As du Québec avec un certain Jean Béliveau. Ils ont uni leurs forces pour remporter un championnat lors de la campagne 1952-53. Il a mis fin à sa carrière après la saison suivante.

Dix ans après sa mort à l’âge de 92 ans, Carnegie recevra la reconnaissance qu’il mérite. Il entrera au temple dans la catégorie des bâtisseurs.



journaldemontreal-local

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.