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histoire d’une triste soirée symbolisant les maux de la Ligue 1


Jamais match de Ligue 1 n’a été aussi court et long à la fois. Trois minutes de foot pour plus de deux heures de palabres, de non-communication, de messages contradictoires avant que le speaker du Groupama Stadium n’annonce la seule décision possible et souhaitable en arrière plan : ce Lyon-Marseille, affiche du 14e la journée de championnat ne reprendra pas, « La sécurité des joueurs n’est pas garantie. «  Rideau par une triste soirée, ce dimanche 21 novembre.

Le direct : Lyon-Marseille en direct : la rencontre est interrompue suite à un jet de bouteille sur Dimitri Payet

Lorsqu’il est parti prendre ce premier corner sous le choc des deux « Olympiques » devant le virage Nord, Dimitri Payet a essuyé les insultes habituelles pour un ancien stéphanois et a reçu des boules de papier. Les risques du métier, malheureusement. Mais quand le Marseillais s’effondre, touché par une bouteille d’eau minérale jetée des tribunes, c’est tout le football français qui sent venir la gueule de bois. L’incident de trop dans une saison déjà rythmée par des matchs abandonnés (six maintenant), des invasions de terrain et des affrontements entre supporters.

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Reprendre ou ne pas reprendre, telle est la question pour Ruddy Buquet, préposé au sifflet dimanche. Il s’était déjà posé lors du Nice-Marseille du 23 août, interrompu au 75e après une bouteille lancée en direction de… Payet et l’intrusion de certains supporters sur la pelouse de l’Allianz Riviera. La rencontre n’avait jamais repris, et Nice sera sanctionné par la suite d’un point de penalty ferme et de trois matchs sans public. A l’époque, un certain Jean-Michel Aulais plaidait, sur le sujet, la fermeté avec des pénalités à l’encontre des clubs de spectateurs fautifs. « C’est la seule sanction qui fait vraiment peur », assure le président de l’Olympique Lyonnais.

Avare alors ? Pas vraiment. Sauf qu’en l’occurrence, le patron de l’OL s’est exprimé au micro d’Amazon Prime » un seul individu, qui n’est pas en contact avec les groupes de supporters ». Un argument de défense pour son club si on essaie de le suivre.  » Nous sommes bien organisés en termes de sécurité ici, il a continué. Et comme l’auteur du geste a été incarcéré, on pense que le match pourrait reprendre sans problème. (…) Il n’y avait aucun risque de nouveaux lancers de projectiles. « 

Quand l’arbitre contredit la version de Jean-Michel Aulas

Arrêté au sol, cet « Olympico » a poursuivi dans les couloirs entre les Marseillais, choqués et déterminés à ne pas reprendre, et les Lyonnais prêts à regagner leur pelouse en courant. La décision appartient à un seul homme : l’arbitre. Selon Aulas, Ruddy Buquet était favorable à une reprise.  » On avait imaginé avec le préfet que le match pouvait reprendre, l’arbitre en avait décidé ainsi devant le procureur, la DDSP (directeur départemental de la sécurité publique). Et lorsqu’il est revenu annoncer aux joueurs, il y a eu une violente réaction de Marseille qui a exigé que M. Buquet aille demander des nouvelles de Dimitri. « 

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