Skip to content
Jeudi noir pour Joe Biden

 | Mises à jour de dernière minute

Mises à jour de dernière minute Google Actualités

Le président américain peinait à sauver sa vaste réforme électorale tandis que la Cour suprême rejetait son obligation vaccinale pour les entreprises.

Joe Biden se battait jeudi 13 janvier pour sauver sa vaste réforme électorale du naufrage parlementaire, après avoir vu la Cour suprême bloquer son obligation vaccinale en entreprise, lors d’un jeudi noir qui a carrément exposé les faiblesses du président américain.

« J’espère qu’on y arrivera mais je ne suis pas sûr », a-t-il reconnu, visiblement tendu, à propos de sa grande loi pour protéger l’accès des Afro-Américains aux urnes. Il s’était rendu, ce qui est rarissime, au Capitole pour une rencontre avec les sénateurs démocrates, consacrée au projet. « Si nous échouons la première fois, nous pouvons essayer une deuxième fois », a toutefois ajouté le président de 79 ans, qui continue de lutter. Dans la soirée, il a reçu le sénateur Joe Manchin et le sénateur Kyrsten Sinema, deux démocrates qui bloquent pour le moment le projet. La réunion, qui a duré un peu plus d’une heure, s’est terminée peu avant 19h00 (00H GMT), selon un responsable de la Maison Blanche.

Joe Biden ne peut cependant rien faire après la décision de la Cour suprême, qui a bloqué sa décision d’imposer soit le vaccin anti-Covid, soit des tests réguliers dans les entreprises de plus de 100 salariés. Il s’est dit « désappointé ». La mesure, chère à Joe Biden, a été dénoncée comme un abus de pouvoir par des élus républicains. Dans un pays où seulement 62 % de la population est complètement vaccinée, la question révèle de profondes divisions politiques. Cependant, le tribunal de grande instance a validé l’obligation de vaccination pour les employés des structures de santé qui bénéficient de fonds fédéraux.

Trop peu de marge de manœuvre

Cette succession de mauvaises nouvelles érode un peu plus le crédit politique d’un président déjà très impopulaire et qui a peut-être fait de trop grandes promesses, avec trop peu de marge de manœuvre. Joe Biden a ainsi promis de protéger l’accès aux urnes des minorités et la transparence des opérations de vote face à une multitude de réformes engagées par des États conservateurs, notamment dans le sud du pays. Des ONG assurent que ces mesures adoptées par les républicains sont particulièrement discriminatoires à l’encontre des Afro-Américains, qui ont massivement voté pour Joe Biden lors des dernières élections. Pour faire barrage, le président démocrate veut harmoniser les pratiques de vote et donner à l’Etat fédéral un droit de regard sur les initiatives locales.

Pour faire passer cette grande réforme au Sénat, il lui faudrait en théorie une majorité majorée de 60 voix. Pourtant, le camp démocrate dispose de 50 voix plus celle de la vice-présidente Kamala Harris, et les républicains de 50. Incapables de convaincre les sénateurs de l’opposition, farouchement opposés, les démocrates n’ont qu’une solution pour sauver leur projet : casser cette pratique parlementaire et passer en force à la majorité simple. Mais cette manœuvre a d’abord été torpillée par Kyrsten Sinema. Selon le sénateur de l’Arizona, cette stratégie ne ferait qu’alimenter le « La spirale infernale de la division ». Joe Manchin, un autre sénateur centriste qui a déjà bloqué à lui seul l’énorme programme social de 1,850 milliard de dollars de Joe Biden, a déclaré dans un communiqué qu’il ne « Ne voterait pas pour éliminer ou affaiblir » cette règle de la majorité augmentée.

Joe Biden, 100 jours de présidence hyperactive

Les deux élus sont favorables à la réforme elle-même, mais n’ont jamais fait mystère de leur attachement au seuil des 60 voix – même dans un paysage politique polarisé comme jamais peut-être, où, après le mandat tumultueux de Donald Trump, le dialogue partisan s’est devenir extrêmement difficile, voire impossible. Sans leurs voix, la réforme est vouée à l’échec. Ce jeudi noir rappelle cruellement à Joe Biden qu’il a très peu de latitude. Il doit composer avec un Congrès qu’il ne contrôle pas vraiment, des États conservateurs en rébellion ouverte sur de multiples sujets (avortement, droit de vote, stratégie de santé…), et une Cour suprême désormais très conservatrice, après les nominations effectuées. par Donald Trump. Dans quelques mois, Joe Biden risque également de perdre toute majorité au Congrès lors des élections législatives de mi-mandat. Il serait alors, de fait, paralysé jusqu’à la prochaine élection présidentielle.


Nouvelles d’aujourd’hui Nouvelles des États-Unis

lefigaro -fp

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.