Entreprise

Jeux vidéo : Washington veut bloquer le rachat d’Activision par Microsoft

[ad_1]

L’organisme américain de surveillance de la concurrence (FTC) a déposé jeudi une plainte pour bloquer le rachat pour 69 milliards de dollars d’Activision Blizzard, éditeur de jeux vidéo à succès comme Call of Duty, par Microsoft, engageant ainsi l’une de ses plus grandes batailles dans le secteur de la tech.

Alors que l’opération est déjà dans le collimateur des autorités européennes et britanniques, cette action en justice représente un obstacle supplémentaire à la transaction annoncée en janvier.

Si l’opération devait se concrétiser, Microsoft, fabricant de la console Xbox, distributeur du service en ligne Xbox Game Pass et propriétaire de plusieurs studios de développement, « obtiendrait le contrôle de franchises leaders », explique l’agence dans un communiqué. Cela « nuirait à la concurrence » pour les consoles et les services d’abonnement aux jeux vidéo, a-t-elle déclaré.

La FTC en voit la preuve dans le comportement de Microsoft après l’acquisition d’un plus petit éditeur, ZeniMax, la maison mère de Bethesda Softworks.

Une fois l’opération finalisée, Microsoft s’est réservé l’exclusivité de jeux comme Starfield après avoir pourtant assuré aux autorités européennes de la concurrence que l’entreprise n’avait aucun intérêt à ne pas distribuer les jeux sur des consoles concurrentes, vaut l’agence.

Mais Activision, qui produit certains des jeux vidéo les plus emblématiques comme « World of Warcraft » ou « Candy Crush », « est l’un des rares développeurs de jeux vidéo au monde à créer et publier des jeux vidéo de haute qualité pour plusieurs appareils, y compris consoles de jeux vidéo, PC et appareils mobiles », souligne la FTC.

« Cela pourrait changer si l’accord de rachat est autorisé », a déclaré l’agence.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden en janvier 2021, son gouvernement a intensifié la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles et s’est opposé à plusieurs fusions d’entreprises.

Jusqu’à présent, son bilan est mitigé.

Numéro trois du secteur

Il a notamment obtenu l’abandon des fusions entre les courtiers d’assurances Aon et Willis ou entre les maisons d’édition Simon & Schuster et Penguin Random House.

Il a cependant échoué dans d’autres affaires, notamment le rachat d’EverWatch Corp par Booz Allen Hamilton dans la défense et le rachat de Change Healthcare par UnitedHealth dans l’assurance maladie.

La FTC est dirigée depuis juin 2021 par Lina Khan, connue pour son hostilité aux monopoles des grandes plateformes technologiques. Sous sa direction, l’agence a notamment déposé une nouvelle plainte contre Facebook pour abus de position dominante sur le marché des réseaux sociaux.

« Nous continuons de croire que cet accord élargira la concurrence et créera plus d’opportunités pour les joueurs et les développeurs de jeux », a répondu un porte-parole de Microsoft dans un message à l’AFP, notant que le groupe avait offert des concessions à la FTC.

Le patron de la division jeux vidéo de Microsoft a notamment assuré mercredi que « Call of Duty » serait disponible sur les consoles de Nintendo pendant dix ans après la finalisation du rachat d’Activision.

« Nous avons une confiance totale dans notre cas et nous nous félicitons de l’opportunité de présenter notre cas devant un tribunal », a déclaré le porte-parole.

Le patron d’Activision, Bobby Kotick, s’est lui aussi montré confiant, affirmant dans un message Twitter que les accusations des autorités de la concurrence « ne (correspondaient) pas à la réalité ».

L’opération devrait propulser le géant « tech » américain à la troisième place mondiale de cette industrie en termes de chiffre d’affaires, derrière le chinois Tencent et le japonais Sony, fabricant de la PlayStation.

Pour Dan Ives, de Wedbush, Microsoft va très probablement « se battre » pour mener à bien cette opération, « qui reste très importante » dans sa stratégie.

Microsoft doit également faire face à des réticences outre-Atlantique, la Commission européenne et la police britannique de la concurrence ayant ouvert des enquêtes approfondies sur les effets de l’opération, respectivement en novembre et septembre.

La Commission européenne avait notamment expliqué qu’elle craignait que l’opération n’entraîne « une hausse des prix, une baisse de la qualité et une réduction de l’innovation » ainsi qu’une réduction de la concurrence sur le marché des systèmes d’exploitation pour PC. .



[ad_2]

journaldemontreal-borsa

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page