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Kherson sort en état de stupéfaction, le récit de l’envoyé spécial du Figaro


Des habitants attendent lors d’une distribution d’aide humanitaire dans le centre de Kherson le 18 novembre. BULENT KILIÇ/AFP

REPORTAGE – Les difficultés de la vie quotidienne ne permettent pas aux habitants de la ville de savourer le départ des forces russes.

Envoyé spécial à Kherson

Une semaine après la libération de Kherson, la joyeuse Place de la Liberté est devenue l’agora des récriminations et des doléances, le carrefour des aumônes, distribuées avec parcimonie. Les 12 et 13 novembre, des milliers de résidents heureux et revigorés se sont rassemblés en cercle autour du monument principal, chantant des chansons nationales.

Quatre jours plus tard, des gens épuisés et froids, le regard vide, se battaient chèrement pour leur place dans l’une des nombreuses files d’attente, sous la pluie pendant des heures, attendant la possibilité de brancher un téléphone, ou l’arrivée d’un hypothétique humanitaire van. Les affiches de propagande pro-russes ont été complètement déchirées, mais ces gestes de révolte politique semblent déjà lointains.

« La liberté est importante, mais l’eau, le chauffage et l’électricité le sont aussi », résume Svetlana Kissilova, qui espère apporter des couches du centre-ville à sa mère centenaire. Cette…

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