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la bataille fait rage à tous les étages, Gabart a évité le pire


Les écarts restent faibles dans toutes les catégories de bateaux et le suspense est total. Gabart a réussi à réparer une casse sur un foil.

45 milles au classement à 23h dimanche, 41 milles à 7h lundi matin, contre environ 25 milles toute la journée de dimanche. Certes l’écart entre Charles Caudrelier, leader de la Route du rhum et François Gabart son principal rival, s’est très légèrement creusé ces dernières heures mais à 1300 milles (à plus de 2400 km de l’arrivée), il reste encore une paille, une brindille, poussière dans un océan de suspense. Surtout à trente nœuds en moyenne, la vitesse de ces bateaux volants. Et cet écart symbolise parfaitement la bataille qui fait rage dans toutes les classes de bateaux engagés dans ce 12e édition marquée par des conditions plus que difficiles malgré un report de trois jours de son départ.

Pour les Ultims de 32 mètres, les rois des mers, l’arrivée se confirme dans plus ou moins 2 jours. Et pour la première fois depuis leur décollage de Saint-Malo, ils ont enfin commencé à toucher les fameux alizés portants qui les propulseront vers la Guadeloupe. Certes, ce zéphyr est encore léger mais après déjà une belle journée dimanche, les géants des mers vont enfin pouvoir vraiment décoller et accélérer sur la route du ti-punch. Hier soir, leurs skippers ont été contraints de multiplier les empannages en tirant vers l’ouest. « Pour le moment, les alizés ne sont pas très bons. Ce ne sont pas les alizés que nous aimerions avoir. Ça devrait aller de mieux en mieux, très bientôt j’espère, car actuellement nous sommes tout le temps à la limite de vol. On s’arrache un peu les cheveux et on se bat pour rester le plus vite possible mais il y a de la mer. Les conditions ne sont pas faciles du tout. Cette Route du rhum est physique. Il n’y a pas de bords de repos et le temps est exigeant. Je suis tellement fatigué que je n’arrive plus à m’endormir. »a avoué ce lundi matin Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) à la séance d’une voix fatiguée.

Sieste perturbée et réparation express

Quelques heures plus tôt, François Gabart avait connu un gros pépin technique lors d’une sieste avec la casse d’une pièce servant à maintenir le foil tribord de son trimaran SVR Lazartigue. Heureusement pour lui, il a réussi à le réparer.  » Pendant que je dormais, un gros boum me réveille et le bateau ralentit brusquement. Je pensais que c’était la dérive car le bruit était le même que lorsque nous avons eu le problème lors de la livraison à Saint-Malo. Mais non, l’aileron était là en parfait état. C’est le foil sous le vent qui est relevé. Pour attacher le foil au cylindre, on a un strop (anneau de cordage) assez gros et il s’est cassé. Nous avons discuté avec l’équipe pour voir si cela pouvait être réparé et si cela en valait la peine, sachant qu’il ne restait plus que 15 heures à tribord avant de rentrer principalement au port. Nous avons réfléchi et avons finalement décidé de le réparer. J’ai passé deux heures avec le bateau à l’arrêt car il fallait monter dans le flotteur sous le vent, ouvrir beaucoup de panneaux, repasser un messager, ce qui est compliqué car il n’y a pas beaucoup de place, mettre une nouvelle ligne, la rattacher au foil et tout ça en mer, à trois mètres de haut. Et comme je ne mesure pas trois mètres, il a fallu faire un peu d’escalade. C’était un peu compliqué, mais tout s’est mis en place. Je navigue à nouveau sur le foil, ça tient », racontait dimanche soir en fin de soirée le deuxième de la dernière édition du « Rhum », expliquant ainsi son léger recul au classement.

La victoire ce mardi ou mercredi se jouera entre Caudrelier, lui et Thomas Coville (Sodebo), troisième larron en ligne ce lundi matin, à 112 milles du leader. L’écart pour lui se creuse avec un bateau qui semble moins performant. Mais le tour de la Guadeloupe qui avait permis à Francis Joyon (Idec) de dépasser François Gabart il y a quatre ans pourra redistribuer les cartes (ou pas) jusqu’au bout.

Cela suffira-t-il à faire trébucher Charlie Dalin, grand favori du monocoque Imoca ? Pas sûr, le marin d’Apivia, deuxième du dernier Vendée Globe, gère magistralement son avance, 78 milles devant ce lundi matin sur Jérémie Beyou (Charal) et 81 milles sur Thomas Ruyant (LinkedOut). Cependant, il ne doit pas faiblir à l’approche des alizés pour tenir à distance la meute de poursuivants furieux, bien qu’épuisés après cinq nuits passées en mer à se battre.

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