Divertissement

La Cité des Enfants fête ses 30 ans lors d’un week-end de folie

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ANNIVERSAIRE – Pour clôturer cette année anniversaire en beauté, la Cité des Sciences, aux 15 millions de jeunes visiteurs, donne rendez-vous les 10 et 11 décembre pour deux journées exceptionnelles de fête et de découverte.

A l’entrée de la Cité des sciences et de l’industrie, porte de la Villette, à Paris, un immense chat vêtu de crème fouettée et de bougies accueille les visiteurs. Emblème de la Cité des Enfants, le félin fête cette année les 30 ans de cet espace de 5 000 m.2entièrement dédié aux 2-12 ans.

Née dans l’esprit du physicien Maurice Lévy en 1979 lors de la création de la Cité des Sciences et de l’Industrie, la Cité des Enfants est devenue en l’espace de trois décennies une « machine à mémoire » mais aussi une référence en muséographie pour enfants.

Pour célébrer ce haut lieu d’explorations passionnantes, la Cité des sciences propose, le week-end des 10 et 11 décembre, deux journées exceptionnelles de fêtes et de découvertes. Le public pourra participer à de nombreuses animations entre spectacles, ateliers, jeux spectaculaires ou sculpture de ballons. Sans oublier un gâteau d’anniversaire à partager et une fête qui clôturera joyeusement chaque journée de festivités. Le tarif de ce week-end exceptionnel est de 16 euros et 11 euros pour les enfants de 2 à 5 ans.

« Le jeu est un travail d’enfant »

Aujourd’hui l’un des espaces les plus visités de la Cité des Sciences et de l’Industrie avec 700 000 visiteurs par an, la Cité des Enfants a vu plus de 15 millions de jeunes visiteurs traverser ses murs, accompagnés de leurs accompagnateurs. . Deux pavillons répartis en espaces thématiques et sans parcours défini : cet espace repose sur une volonté simple, résumée par le professeur Marcel Rufo, pédopsychiatre et professeur à l’APHM Aix-Marseille Université : « Jouer est un travail d’enfant, mais c’est aussi un plaisir qui prouve son immense appétit d’apprendre. » La Cité des Enfants utilise l’esprit curieux et autonome des enfants, de 2 à 12 ans, pour découvrir leur corps, leurs émotions, les éléments, etc. Et leur apporter un premier contact avec le monde des sciences.

Le bulletin météo du Studio TV de la Cité des Enfants. Universscience – V. Castro

Au fil des 240 expositions et des animations quotidiennes proposées par l’équipe du musée, ils apprennent à se repérer dans l’espace grâce au labyrinthe, à manipuler des objets dans le « vaisseau spécial » ou encore à présenter la météo. dans le studio de télévision.

Dans le pavillon des 2-7 ans, un spectacle étonnant. Des dizaines de petits ouvriers, portant des casques de chantier et portant des gilets de sécurité, s’affairent comme une fourmilière. Pour développer leur esprit de collaboration, les équipes du musée, en collaboration avec un comité scientifique composé de spécialistes de l’enfance, ont imaginé deux sites, un pour les plus petits, un pour les plus grands, dans lesquels les enfants doivent communiquer et apprendre. organiser pour construire des maisons avec des briques de mousse.

« L’atelier des adultes » à la Cité des Enfants. Universscience – N. Krief

Une autre fourmilière, bien réelle cette fois, est l’une des installations les plus anciennes et les plus appréciées de la Cité des Enfants. Située dans l’espace dédié aux 5-12 ans, la fourmilière et ses plaques de verre permettent aux enfants de découvrir l’organisation d’une fourmilière. A quelques pas de là, dans la serre tropicale, les papillons colorés fascinent petits et grands. Cet espace, appelé le Jardin, propose aux enfants une première prise de conscience de leur environnement et de sa fragilité.

La fourmilière de la Cité des Enfants. Universscience – V. Castro

Dans chacun des deux espaces, les jeux d’eau, présents depuis l’ouverture de l’espace en 1992, rencontrent également un grand succès auprès des enfants. Surtout par ces fortes chaleurs. Vortex, force, mouvement, densité, débit… En barbotant, les enfants découvrent les propriétés de l’eau, le mouvement de l’eau et les phénomènes scientifiques qui lui sont attribués.

Émotions et conscience du monde vivant

Pour développer chacune des activités du musée, un comité scientifique d’experts est constitué. C’est aussi une façon de s’adapter aux besoins des enfants qui changent d’année en année. « A chaque fois on essaie de trouver des techniques, un vocabulaire, un environnement, un énoncé qui permette de s’adresser au mieux à certaines tranches d’âge et d’accompagner les enfants tout au long de leur vie vers l’âge adulte », explique une des animatrices de la Cité des enfants.

A la Cité des Enfants, les tout-petits développent aussi leur relation aux autres et leur esprit de collaboration. Universcience – E. Laurent

Si Bruno Maquart, président d’Universcience, établissement qui regroupe le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences et de l’Industrie, dit ne pas savoir à quoi ressemblera la Cité des Enfants dans 30 ans, il semble convaincu que ça va s’adapter. Déjà abordées dans le pavillon des 2-7 ans, les émotions de l’enfant, ainsi que son rapport aux autres, le vivre ensemble, la différence, devraient à l’avenir faire l’objet de nouvelles installations et expositions explique-t-il.« Depuis 30 ans, le « sciences pour enfants » se sont développés, même s’il n’y a pas eu de grande révolution, les tendances récentes montrent l’importance des émotions dans l’apprentissage », développe-t-il. Déjà, à travers l’exposition de la ligne Petits Curieux intitulée Fragile!au premier étage de la Cité des Sciences jusqu’au 8 janvier 2023, et l’histoire de Roky le caillou, Windy le ballon, Iggy l’œuf, Folia la feuille de papier, Glitch le savon, et Plote la pelote de laine les enfants « sont entraînés dans des aventures qui les amènent à vivre la fragilité » et ainsi, découvrir la résilience.

Une autre thématique devrait également être explorée lors de la rénovation de la Cité des Enfants en 2024 et 2025. A travers des espaces extérieurs, et notamment une terrasse pour les bébés, Bruno Maquart affirme vouloir « mettre davantage l’accent sur la sensibilisation au monde vivant et à la relation que l’homme entretient avec son environnement ». Dans la même logique, la Cité des Enfants encourage une certaine forme de sobriété. « Ni technolâtre ni technophobe »la politique de l’entreprise est d’utiliser le numérique « quand il encourage la créativité et l’activité » explique le président d’Universcience.

« Ni technolâtre ni technophobe »à la Cité des Enfants, le numérique n’est présent que lorsqu’il est « Encourage la créativité et l’activité ». Photo d’archives Universcience – P. Carrère

A la Cité des Bébés, qui est pour l’instant en phase de test sous le nom de « Laboratoire de la Cité des Bébés » et qui seront pérennisés en 2023, les écrans sont même interdits. Sur la base des recommandations des spécialistes de la petite enfance, le musée demande aux accompagnateurs de laisser les téléphones portables à l’extérieur de l’espace. Une mesure qui répond également à la volonté de la Cité des Enfants de faire de la visite de ces espaces un moment de « mixité », dans lequel l’adulte peut interagir « faiblement ou fortement selon le moment, selon son envie, selon les demandes de l’enfant »explique Bruno Maquart.

Une recette intemporelle et universelle

S’il a bien poussé depuis son ouverture (de 1850 m2 à 5000m2), la Cité des Enfants a conservé plusieurs expositions comme les jeux d’eau, le chantier, les lance-balles, les engrenages, mais surtout la même recette. Dans cet esprit d’apprentissage ludique, le musée développe toujours plus d’activités pour illuminer les yeux et l’esprit des enfants. Lors du premier confinement, dès le mois d’avril, les équipes de médiation ont redoublé d’ingéniosité pour proposer des activités, en lien avec les espaces thématiques du musée, à réaliser « à la maison ». Faire leur propre empreinte en pâte à modeler, réaliser un théâtre d’ombres ou encore apprendre à écouter les battements de leur cœur, les enfants ont pu patienter sereinement avant la réouverture du musée et peuvent désormais profiter d’une quinzaine d’expériences. d’une certaine distance. « Il y a une demande, un besoin gigantesque d’activités du type que nous proposons aux enfants »commente Bruno Maquart.

Comme toutes les bonnes recettes, celle de la Cité des Enfants s’exporte, à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières. Placé comme l’un des grands spécialistes de la muséographie pour enfants, l’établissement partage son savoir-faire et plusieurs établissements culturels pour enfants ont vu le jour sur le même modèle que la Cité des Enfants à l’image d’un espace de 1000 m2à Lille, dans le centre commercial Lillenium, conçu par les équipes d’Universcience, ou à Hong Kong, au Science Museum.

Bruno Maquart raconte également avoir été « frappé » de voir, lorsqu’il est venu inaugurer ce nouvel espace dédié aux enfants, que les jeunes Hongkongais avaient « attrapaient ce qu’on leur offrait de la même manière que les enfants jouent » à la Cité des Enfants à Paris. « C’est la même chose parce que je pense qu’on a développé un langage universel qui ne souffre pas de barrières culturelles et qui permet de parler à tous les enfants quelle que soit leur culture, leur univers mental… Et ça c’est très précieux. On sachez que partout où nous allons, les enfants vont adorer », il analyse.

Pour émerveiller les enfants depuis 30 ans, la Cité des Enfants mise sur une recette intemporelle et universelle. Universscience – A. Robin

Porte de la Villette en tout cas, la machine à mémoire qu’est la Cité des Enfants est bien huilée. Pour ses 30 ans, les équipes du musée ont, pour l’occasion, redoublé d’inventivité pour en faire une grande fête. Tout au long de l’année, un appel à témoignages pour partager vos plus anciens souvenirs de la Cité des Enfants, mais aussi des surprises et des animations inédites, avec, en point d’orgue, un week-end anniversaire les 10 et 11 décembre, durant lequel les enfants pourront prendre le relais l’ensemble de la Cité des Sciences et de l’Industrie, ainsi que, pour les professionnels de l’enfance, un colloque qui questionnera les pratiques et la place de l’enfant dans et hors le cadre muséal. « Trente ans, c’est un moment de grande liesse. Nous sommes très heureux de donner les clés de la Cité des Sciences aux enfants pendant tout un week-end », Bruno Maquart est déjà impatient, comme un enfant à qui l’on promet une visite à la Cité des Enfants. Avant de conclure, heureux : « Ça va être une grande chose. »


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